Accueil » A la une » Exode urbain – Le déplacement des migrants facilité
A la une Social

Exode urbain – Le déplacement des migrants facilité

Une descente des responsables a été effectuée au niveau de la gare routière Fasan’ny Karana, hier.

Ils sont actuellement à plus d’une centaine à arriver dans la capitale. Une structure temporaire sera implantée au niveau de la gare routière Fasan’ny karana. Leur départ pour les zones destinées sera accompagné.

Le voyage des migrants arrivés dans la capitale sera facilité. C’est ce qui a été annoncé hier, lors de la descente des responsables de l’Agence des transports terrestres (ATT). Dans cette lancée, la préparation des voyages depuis Antananarivo vers Ambilobe, Ambatondrazaka, Ankarafantsika sera accompagnée. Néanmoins, les frais de transports seront à la charge des voyageurs, selon les explications. Pour assurer le recensement des migrants, un guichet unique sera implanté dans la gare routière du Fasan’ny Karana. « Le guichet va prendre toutes les statistiques autour des migrants. Cette démarche va permettre de connaître leur nombre afin de prévenir la structure d’accueil et les responsables locaux de chaque destination », explique le Général Jeannot Reribake, directeur général de l’ATT. Près de deux à quatre cents migrants vont être accueillis au niveau de la gare routière du Fasan’ny karana. Jusqu’à hier, les migrants ne cessent d’arriver et la plupart va emprunter les routes nationales RN4, RN1 et la route vers la partie Nord de la Grande île. Les chiffres évoluent, selon les explications. Hier des dispositifs ont été mis en place afin de veiller à la traçabilité des migrants avant qu’ils ne partent de la gare routière. « Une réunion s’est tenue afin de faciliter la prise en charge au niveau de la gare routière durant un laps de temps limité. Nous allons installer une tente dans cette gare afin d’accueillir ceux qui vont débarquer », ajoute le Général Elack Andriakaja Olivier, directeur général du Bureau National de la Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC).

Cet accueil ne sera pas définitif, selon le directeur général du BNGRC. Les solutions provisoires dans la prise en charge des migrants vont être appliquées tant qu’ils sont encore dans la capitale.

Une chance

« Ce phénomène n’est pas nouveau. Durant cette période, la population du Sud se déplace pour trouver de meilleures conditions de vie. Le contexte actuel a seulement accentué la migration », enchaîne le directeur général.

Par ailleurs, un comité interministériel sera mis en place afin de faciliter l’installation des migrants dans les zones où ils vont s’installer. D’après la décision du conseil des ministres, le comité aura pour rôle le suivi des migrants lorsqu’ils arriveront dans les zones à destination. Dans les régions du Nord et dans la région Bongolava, près de mille deux cents familles seront accueillies. Dans ce contexte, les besoins de main-d’œuvre dans la région Bongolava, notamment dans le district de Tsiroanomandidy, offrent également une chance aux migrants de cultiver la terre par le biais du titre vert qui leur sera octroyé.

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter