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Carburant – La fin du gel des prix

Des  perspectives  d’une  révision  des  prix  du  carburant  sont  en  vue.

L’excès de gel des prix du carburant peut se terminer par le paiement des dettes des pétroliers. Mais tout peut arriver. Dans un sens ou dans un autre. Avec les divers paramètres en jeu.

Une mauvaise ou bonne nou­velle, cela dépend du camp où l’on se trouve. Attendue et en­tendue au mois de février. Il ne resterait plus qu’une infime partie, si l’on peut dire, des 172 milliards d’ariary comme arriérés de remboursement de l’État envers les pétroliers, toutes professions confondues. Tout devrait être apuré d’ici à la fin du mois, soutient une source autorisée. Ce qui ouvrirait les perspectives d’une révision des prix actuels, en vigueur depuis juin 2019, à la hausse ou à la baisse. Une dette dont le montant colossal a suscité des interrogations et des questionnements, tant aucune explication claire et sans équivoque n’a été donnée pour la justifier.

Des indemnités ou compensations pour maintenir les prix actuels alors que les professionnels de la filière devaient les augmenter? Ce qui semble assez étonnant car au début de la crise sanitaire à l’échelle planétaire où la quasi-totalité des activités économiques ont été à l’arrêt, surtout les transports aériens et routiers, les cours du brut étaient tombés au plus bas de l’échelle des valeurs. Les réserves américaines ont failli être bradées. Bien entendu, entre les prix affichés et ceux dits réels, il existe plus qu’un léger décalage. Mais de là à punir les automobilistes…

Contrats

L’autre option, ces 172 milliards d’ariary incluraient aussi les lourdes factures impayées de la Jirama pour l’achat du gasoil à vendre au r ab ais à ses propres abonnés? Une hypothèse plausible. Mais personne n’a encore réussi à résilier tous ces contrats aux clauses qualifiées de léonines par le Premier ministre Christian Ntsay, scellés et conclus par les barons du régime HVM ? La direction générale de la Jirama a elle-même sollicité 100 milliards d’ariary de subvention à l’État afin d’atteindre l’équilibre opérationnel ou le seuil de rentabilité en 2023. C’est dire qu’il peut y avoir des relations de cause à effet dans cet écheveau financier difficile à dénouer.

Enfin, ce lourd fardeau qui pèse de tout son poids sur « la balance de paiements » de l’État, dans le sens dépenses/ recettes, a-t-il été gonflé par ces chèques carburants offerts aux principaux responsables des ministères et des organismes rattachés? Le fait d’avoir rétabli les plaques rouges pour les véhicules au service de l’Adminis­tra­tion n’a pas pour autant diminué le volume du carburant à acheter pour les faire circuler. Le Président rwandais Paul Kagamé, l’incarnation vivante de la bonne gouvernance en Afrique, lassé par l’entretien de ces « serviteurs » du fonctionnariat, en a pu s’en débarrasser 4000 par des ventes aux enchères publi­ques.

Aussi, ceux qui s’impatientent de voir la décrue de ces prix statiques ont au moins une certitude. Aucun changement n’interviendra pour le Nouvel an. Car une majoration n’était pas à exclure. Ne serait-ce que par la dépréciation impressionnante de l’ariary face au dollar. Et c’est déjà un cadeau du nouvel an que personne n’a imaginé.

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