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Grève des enseignants – Des élèves manifestent dans la rue

Les élèves constatent une grosse perte de temps et réclament la reprise des cours.

La grève des enseignants prend une tournure différente. Des élèves exigent la reprise des cours. Des enseignants persistent et signent.

Des lycéens réclament leur droit d’étudier, dans les rues d’Antananarivo. Ceux du lycée technique Industriel d’Alarobia ont fait le tour des établissements scolaires d’Antananarivo pour inciter leurs camarades à grossir le rang. Ils sont passés, entres autres, aux lycées d’Analamahitsy, de Nanisana, d’Ampasampito, d’Analakely où des lycéens ont suivi leur pas. Ils ont terminé leur course à Mahamasina, où des éléments des forces de l’ordre sont intervenus pour dissoudre une foule de jeunes. Effrayés par la présence des forces, ils se sont évanouis dans la nature. «Ils ont eu raison d’entrer en grève, s’ils revendiquent leurs salaires. Mais suspendre les cours pour réclamer une faveur, ce n’est pas valable. Ils devraient trouver d’autres moyens pour démontrer leur mécontentement», lance un élève du lycée d’Analamahitsy.

Pour ces manifestants, la suspension de cours a duré trop longtemps. Il n’y a pas eu classe depuis la semaine passée, dans la plupart des établissements scolaires où les enseignants sont en grève. « Nous sommes en classe d’examen. L’année scolaire est déjà très courte et voilà que les enseignants entravent encore à sa bonne marche », se préoccupent les principales victimes de cette confusion sur les primes pour les fonctionnaires.

Se sentir humiliés
Les professeurs persistent et signent. Ceux de l’enseignement général, à savoir, les enseignants du lycée moderne Ampefiloha (LMA), des lycées Nanisana et Analamahitsy, ceux des collèges d’enseignement général (CEG) Ambohimanarina, Itaosy, entre autres, ne reviendront en classe qu’une fois cette question de primes tirée au clair. Ils attendent les explications d’Andry Rajoelina. « Ce n’est pas une question d’argent, mais de valeur. Nous nous sentons très humiliés par la décision. Pourquoi tous les agents des autres ministères ont bénéficié de ce panier garni d’un montant de 65 000 ariary, et pas nous ? », martèlent les grévistes.

Les professeurs des lycées techniques à Antananarivo, quant à eux, décideront ce jour, la suite de leur cessation de travail. Leur rencontre avec des représentants du ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle n’aurait abouti à rien. « Ils sont venus donner les explications qu’ils ont formulées depuis le début de ce problème. Ils ont insisté que ces primes étaient réservées pour les agents du ministère central et non pour les agents des établissements scolaires. Ces explications ne nous conviennent pas », soulignent-ils. D’autres enseignants s’apprêtent à entrer en grève.