Régions

Toamasina – Une cinquantaine d’enfants violentés

Le nombre d’enfants abusés sexuellement s’éleve à cinquante-six depuis le début de l’année dans la région Atsinanana. En général, ce sont leurs proches qui en sont les abuseurs.

Le centre Vonjy de Toamasina a enregistré cinquante-six enfants victimes de violence de janvier à novembre, contre quatre-vingt sept au cours de l’année dernière. Malgré cette baisse, la situation reste toujours alarmante par rapport aux nombreuses activités de sensibilisation de lutte contre la violence envers les enfants, menées par diverses entités et associations.

Ces enfants, victimes de violence sexuelle et de violence physique ont été pris en charge par le centre Vonjy, au sein du Centre hospitalier universitaire d’Analakininina Toamasina. Outre l’agression physique et psychologique, la plupart de ces victimes dont un garçon ont subi des violences sexuelles, généralement perpétrées par leurs proches. En particulier, trois jeunes filles ont eu une grossesse précoce.

Prise en charge

« L’accès abusif à l’internet joue un rôle important sur les facteurs de cette violence consommée de plus en plus par des jeunes et même des enfants », a fait remarquer le docteur Alphonse, chef de service au Centre hospitalier universitaire de Toamasina et également responsable du centre Vonjy.

Ouvert en septembre 2016, ce centre soutenu par l’Unicef, prend en charge les enfants victimes de violences. Doté d’un service d’assistance sociale chargé de l’accompagnement des victimes dans toutes les procédures médicale et judiciaire, le centre s’occupe également des soins médicaux ainsi que de la préparation et de l’accompagnement psychologique des ces enfants et même de leurs familles, par le biais de la thérapie familiale. Tous les services offerts par le centre sont gratuits pour les enfants, malgré tout, certaines victimes restent réticentes à dénoncer les abus. « La moyenne d’âge des victimes varie entre 5 et 15 ans. Les cas se produisent généralement durant les périodes des fêtes et d’animation publique. Mais certaines victimes ne se présentent parfois chez nous qu’après quelques mois de l’acte », note l’assistante sociale Nicole Ravelonarivo.

Face à cette situation, l’Unicef, en collaboration avec la direction régionale de la Population, de la protection sociale et de la promotion de la femme d’Atsinanana, ne cesse d’agir dans la sensibilisation pour la lutte contre la violence à l’encontre des enfants, dont la mise en œuvre et l’appui des actions ont trait à la protection de l’enfance.

 

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