A la une Magazine

Festival – Les lémuriens célébrés à Madagascar

Divers organismes étatiques et non gouvernementaux internationaux ou nationaux se mobilisent pour protéger les lémuriens. En effet, ils sont la richesse de Madagascar.

Madagascar abrite 20% des primates du monde qu’on ne trouve pas ailleurs. Chaque année, ces animaux uniques sont célébrés les derniers vendredis du mois d’octobre. Et en 2019, le Festival mondial des lémuriens a pour thème « Les lémuriens, patrimoine national, amis à protéger ».

Ranomafana, Antananarivo, Andapa, le parc national de Marojejy, ainsi que d’autres villes et endroits de la Grande île célèbrent nos chers primates du 21 octobre au 16 novembre. Ainsi, presque un millier de personnes ont participé au grand carnaval des lémuriens d’Antananarivo le 25 octobre dernier. Différents acteurs se sont mobilisés pour la conservation des lémuriens. On peut citer des organismes de conservation tels que Madagascar National Parks, GERP, Lemurs Portal, Fondation Tany Meva, Fanamby et WWF ; les ministères de l’Environnement, de la Défense et de l’Éducation nationale ; l’Université d’Antananarivo ; les associations de jeunes comme le Club Vintsy universitaire, les scouts, Team leaders et YMCA. Même les rugbymen des Makis de Madagascar n’ont pas hésité à faire passer un message fort lors du carnaval, parti du jardin d’Ambohijatovo vers Mahamasina.

Message clair

Une exposition pour présenter les projets de conservation des lémuriens s’est, d’ailleurs tenue à Mahamasina. Le
gouvernement et d’autres organismes ont avancé des solutions efficaces. Ils ont renouvelé leurs engagements pour la protection des lémuriens.

Le Professeur Jonah Ratsimbazafy a déclaré que « ces lémuriens nous appartiennent et nous sommes les seuls capables de les protéger pour nos générations futures… La préservation des lémuriens est une affaire commune ».
Le message clair du ministère de l’Environnement et du développement durable donne de l’espoir pour l’avenir des lémuriens à Madagascar : le gouvernement malgache est prêt à travailler avec les organisations et les associations pour protéger ces espèces et à préserver la forêt qui est leur habitat naturel.

Sauver Menabe Antimena

Le défrichement sauvage des forêts de l’aire protégée de Menabe Antimena est une calamité qui impacte directement l’ensemble de la région Menabe. Cette aire protégée abrite des réserves spéciales, l’allée des baobabs qui est patrimoine mondial de l’Unesco, et des zones humides Ramsar dont des lacs et des mangroves. C’est tout un écosystème !

FIVE Menabe, une coalition des organisations de la société civile de la région Menabe, a lancé une série d’actions citoyennes en 2019 pour arrêter définitivement les défrichements dans les noyaux durs de Menabe Antimena. Il faut mobiliser les acteurs et les responsables régionaux autour de l’esprit de civisme. Plus précisément, les notions d’État de droit, de responsabilité, de sécurité, de relations entre ressources naturelles et vie quotidienne, ou encore les sanctions relatives au défrichement. La coalition a élaboré une politique de redressement de Menabe Antimena à la fin du mois d’octobre.

Menabe Antimena a perdu 3 578 hectares de forêts en 2018, dont 500 hectares de forêts protégées, selon le WWF. Comme toutes les espèces animales et végétales uniques de la forêt sèche, les lémuriens disparaissent quand leur habitation est défrichée et brûlée. Préserver la forêt est donc essentielle si nous voulons garder nos propithèques et nos microcèbes. C’est par l’action citoyenne, la prise de conscience de chacun, que les mentalités et les pratiques évolueront.