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Faits divers

Tanjombato – Trois fabricants d’armes tués

La fusillade a plongé le quartier dans la terreur.

Trois individus sont tombés sous les balles de la police lors d’une opération de démantèlement d’un atelier de fabrication d’armes illégales, hier, à Tanjombato.

Des tirs nourris ont mis en émoi les habitants de Tanjombato, hier après-midi. Une opération policière s’est soldée par trois morts.

La Sûreté urbaine d’Antananarivo et l’Unité d’intervention rapide (UIR) ont travaillé sur des renseignements, selon lesquels un atelier illégal de fabrication d’armes à feu s’installe à Tanjombato. Les responsables seraient également impliqués dans des attaques armées. Au fil de leurs investigations, les fins limiers ont pu vérifier la réalité et la présence du local en question.

Un coup de filet a été organisé et des policiers envoyés pour le réaliser. A leur arrivée, cinq individus qui s’y trouvaient ont résisté et ouvert le feu. Un échange de tirs a éclaté. Les balles ont sifflé aux oreilles. Saisis de panique, les riverains se sont enfermés chez eux. Des piétons ont pris leurs jambes à leur cou pour se mettre à l’abri.

« J’ai reçu quelques clients quand des coups de feu pleuvaient. J’ai cru que c’était un de nos voisins qui a été attaqué par des bandits. Je n’ai plus eu le temps de fermer ma porte. J’étais mort de peur. Je me suis penché sur ma table en attendant qu’il soit calme. Mes clients et moi restions dans mon magasin jusqu’à ce que la foule se soit attroupée », décrit un épicier ayant voulu garder l’anonymat.

Nombreux équipements « J’avais un mauvais pressentiment, dès que j’ai vu des policiers en gilet pare-balle et armés. Je me suis dit qu’il se passera réellement quelque chose », raconte un témoin oculaire.

L’accrochage a coûté la vie à trois suspects. Les deux autres se sont échappés. « Les défunts figuraient parmi les auteurs principaux du braquage suivi de meurtre d’un grossiste, la semaine passée à Anosibe. Ils étaient des fabricants d’armes et fournisseurs des malfaiteurs de la capitale », indique la police. Celle-ci a trouvé dans l’atelier trois armes à feu de modèle pistolet automatique et un revolver, tous chargés. Deux autres armes en cours de fabrication, du matériel comme une tour et de nombreux équipements nécessaires à la confection d’armes de poing, en pièces détachées y ont été saisis.

La brigade criminelle se charge de la suite de l’enquête. La loi sur le régime de l’armement à l’exception des armes blanches stipule que nul ne peut se livrer à la fabrication d’armement sans une autorisation de fabrication d’armement accordée par décret.

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