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14 Octobre 1958 – 14 Octobre 2020 : Au nom de la République

Le premier Président Philibert Tsiranana.

La République célèbre son soixante deuxième anniversaire aujourd’hui. Une date abandonnée depuis 49 ans mais que le pouvoir a décidé de ressusciter par devoir de mémoire.

Confusion. Dans l’esprit de l’opinion il y a une confusion entre la fête de la République et la fête de l’Indépendance. Certains ne comprennent pas du tout la différence entre les deux. La génération d’aujourd’hui se demande on fête le 26 juin et pas le 14 octobre. Pendant la première République les deux événements étaient bel et bien fêtés. Si le 26 juin est plutôt la fête de l’indépendance et aussi de l’Armée, le 14 octobre est la fête de la République. Le 14 octobre 1958, à la fin de la colonisation, Madagascar est devenu une République mais n’est pas revenu à la monarchie comme d’autres pays colonisés. Madagascar est seul dans ce cas.

Ce passage de l’histoire semble méconnu par la nouvelle génération. La date du 14 octobre est presque tombée dans l’oubli depuis la seconde République et celles d’après qui lui doivent pourtant leur existence. Le président de la République Andry Rajoelina s’est cru devoir rafraîchir l’a mémoire et remettre les choses à leur place. Les grands serviteurs de la République font l’objet d’une attention particulière. Aujourd’hui à Antsohihy le chef de l’État honore la mémoire du père de la République et premier président, Philibert Tsiranana que les événements du 13 mai 1972 ainsi que le procès Ratsimandrava ont effacé les douze ans de pouvoir. L’ère Tsiranana, la belle époque est aujourd’hui regrettée par ceux qui ont la chance de l’avoir vécue.

Bâtisseurs

Hier, le père de la démocratie Albert Zafy décédé le 13 octobre 2017, a eu droit à une statue à Ambohijatovo. Auteur de beaucoup de changement dont la liberté d’expression, le pluralisme médiatique, le multipartisme…

Il ne manque plus que la seconde République de Ratsiraka si ce n’est déjà fait puisque l’Amiral a pu rentrer de son exil parisien pendant la Transition qui lui accorda un traitement de faveur en tant qu’ancien président.

A quoi tout cela rime? C’est tout simplement qu’on est bel et bien dans une République et qu’on ne fera pas marche arrière. Une manière de remettre les choses à leur place à un moment où des velléités de certains nostalgiques de l’aristocratie rêvent d’un retour à la monarchie. La construction d’un Colisée dans l’enceinte de Manjakamiadana sert ainsi de cheval de bataille d’un combat d’arrière garde et a réveillé les penchants longtemps enfouis de ceux qui se réclament de farouches défenseurs de la souveraineté mais qui n’ont pas pu empêcher la colonisation. Il a suffi la capitulation de la reine d’Antananarivo pour que l a colonisation de Madagascar soit acté. Maintenant il s’agit de rendre hommage aux bâtisseurs de la République et de les inscrire définitivement dans l’histoire.

La prochaine étape, velirano du président de la République Andry Rajoelina est la récupération des îles éparses confisquées par la puissance coloniale après la fin de la colonisation. Elles font partie intégrante du territoire de la République et aucun argument, ni historique ni géographique ne justifie leur appartenance à la France. Un pari difficile, un défi à relever au nom de la République.

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