Economie

Projet Tana-masoandro – L’État persuade la population d’Ambohitrimanjaka

Deux membres du gouvernement sont descendus convaincre ceux qui sont touchés par le projet à Ambohitrimanjaka. L’État veut faire adopter une nouvelle mentalité.

Madagascar est encore vaste ». C’est en ces termes que Hajo Andrianainarivelo, ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Habitat et des travaux publics (MATHTP) a justifié la décision gouvernementale de saisir, dans un premier temps, 100ha à des fins d’intérêt général, du côté d’Ambohi­tri­manjaka. À ses côtés vendredi, le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Lucien Ranarivelo. À entendre leurs explications, le projet de création de la nouvelle ville dénommée Tana-Masoandro démarrera, avec ou sans le consentement des communautés de cette localité. Les travaux commenceront par la mise en place d’un pont de ralliement. « Sur appel d’offres, une entreprise s’active déjà pour la construction d’un pont provisoire pouvant rallier le village artisanal à Ambohitrimanjaka », explique Hajo Andrianaina­rivelo.

Le processus d’indemnisation de ceux concernés par les 100 ha a été facilité, pour ce projet, suivant une évaluation au préalable. « Ce n’est pas un nouveau procédé mais un procédé déjà pris lors des précédents travaux d’extension, pour ne citer que la Rocade Est par exemple. 99% des propriétaires des habitations concernées ont été indemnisés », ajoute encore le ministre. L’expu­l­sion a été, par ailleurs, expliquée par la nécessite, pour les ruraux, de passer à « une reconversion profes­sionnelle ».

Accompagnements

En effet, outre les questions d’indemnisations des propriétaires d’habitations concernées par le projet Tana-Masoandro, les deux membres du gouvernement ont touché mot aux possibilités d’échanges parcellaires. « Il n’y a pas que Bevoay comme proposition. Ceux qui sont intéressés de continuer l’agriculture ailleurs, peuvent discuter de leur cas auprès du ministère. Il existe différents endroits où il est possible d’exploiter », souligne à son tour, Lucien Ranarivelo, ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche (MAEP). Des explications officielles ont été apportées afin de dissiper les diverses supputations concernant les habitants d’Ambohitrimanjaka, con­traints de migrer ailleurs. Bevoay, une plaine de 40 000 ha, se trouvant dans la région Sud-Ouest a été avancée mais ne gagne pas, jusqu’ici en unanimité. Une autre superficie rizicole dans la région Sofia également.

« Tout est encore à coordonner et le processus n’aboutira pas tout de suite. D’autres endroits exploitables sont proposés même dans la région Analamanga. Ceux qui sont intéressés établissent un accord clair avec l’État », rempile le ministre Ranarivelo.

Des accompagnements sont avancés, telle une superficie au quintuple de ce qui a été pris à Ambo­hi­tri­manjaka, la propriété foncière, des encadrements et formations en agriculture et élevage. Toujours est-il que les stratégies d’accompagnement s’adressant à ceux qui ne veulent aller ailleurs qu’Ambohitriman­jaka restent floues. « C’est la qualité de vie en général qui va changer, qu’en est-il de l’éducation, de l’insécurité grandissante en milieu rural ?», avance un analyste économique.

 

1 commentaire

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  • Ce genre de propos journalistiques sournois et fragmentaires que le SEFAFI fustige . De quel analyste économique on essaie d’insinuer ? C’est un délit de presse de nommer cet analyste ? Il faut vraiment de l’auto-censure dans le cas d’espèce ? Le professionnalisme impose un article aussi débridé et inabouti? La question de la formation dans ce milieu est vraiment d’une acuité indiscutable . Rien qu’à entendre la réaction épidermique au communiqué du SEFAFI avec un corporatisme pervers du président de l’ordre reflète bien le niveau laissant à désirer et l’esprit partisan dans ce corps de métier .