PREVENTION D’INONDATIONS - L’Apipa relance l’interdiction des remblais


L’Autorité de protection contre l’inondation de la plaine d’Antananarivo (Apipa) a réagi face aux multiplications des remblais dans le Grand Tanà. Elle rappelle l’interdiction des travaux de remblais. Interdit. Tous travaux de remblais en cours à Antana­narivo et aux alentours doivent cesser. L’Apipa a relancé l’inter­diction et la suspension de tous remblaiements dans le périmètre du Grand Tanà, dans une note circulaire, signée par son directeur général, le 11 septembre. « Nous avons l’honneur de vous rappeler que, jusqu’à nouvel ordre, tous les travaux de remblais sont suspendus dans le Grand Tanà et toute délivrance de nouveau permis de remblai demeure proscrite », peut-on lire dans cette note adressée aux communes. Cette décision a été prise en avril 2022. Mais elle n’a jamais fait effet. Les travaux de remblais ont continué. Ils se sont même multipliés, depuis la fin de la dernière saison de pluie. On peut voir de nombreux remblaiements au bord du boulevard de Tokyo, dans la commune d’Ambohi­mangakely, Alasora et d’Ankaraobato, en ce moment. Les infracteurs ne se cachent même plus pour opérer. Ils déblayent des collines du côté d’Ambohimangakely et d’Ambohimalaza, le jour, et transportent et versent les remblais, la nuit. Le maire de la commune d’Ankaraobato, Samuelson Herinjato Ramamenosoa, ayant observé et signalé des travaux de remblais illicites dans sa zone d’administration, avait lancé inutilement, un rappel à l’ordre aux responsables des opérations. « Ils ont continué le transport de remblai, le soir même de notre avertissement », avait-il déploré. Avec ces remblaiements, le risque d’inondations s’amplifie. Samuelson Herinjato Ramamenosoa affirme que l’eau croupie à proximité de ces rizières remblayées, en ce moment. L’évacuation d’eau est, certainement, bouchée.

Déblaiement

Suite à cette note circulaire qui rappelle, également, que « Les propriétaires des matériels roulants utilisés pour l’exécution des travaux de remblais, au mépris des dispositions du présent décret, sont passibles de sanctions prévues par le code pénal et la loi relative à l’urbanisme et à l’habitat. Les matériels mobilisés à ce titre seront, par ailleurs, confisqués ». La commune d’Ankaraobato a entamé les procédures de pénalisation, dont le déblaiement de la surface terrassée. « Nous espérons que toutes les parties prenantes vont prendre leurs responsabilités, pour arrêter les travaux de remblais », note Samuelson Herinjato Ramamenosoa. Quid des remblais qui ont obtenu le feu vert du conseil des ministres.
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