ÉLECTION PRESIDENTIELLE - Dix candidats boycottent l’invitation de la HCC


Plusieurs candidats à la présidentielle s’opposent sans relâche aux décisions de la HCC. Ils restent tous, pourtant, dans la course jusqu’à présent, malgré leurs doléances. Dix des treize candidats inscrits à l’élection présidentielle contestent la décision de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) qui a validé la candidature du président sortant Andry Rajoelina, qu’ils considèrent comme étranger et n’a plus le droit de se présenter pour la course à la magistrature suprême. Ils contestent aussi la décision de la Haute Cour qui donne le pouvoir au gouvernement pour assurer collégialement l’intérim du chef de l’État jusqu’à l’arrivée d’un nouveau président de la République élu par le peuple. Ils ont tenu une conférence de presse hier à Ambatonakanga. Pour faire valoir leurs désaccords avec les décisions de la HCC, le collectif des dix candidats vont boycotter l’invitation de la Haute Cour de prendre part à une réunion entre les parties prenantes de l’élection présidentielle, prévue le 15 septembre prochain. Ils appellent surtout le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), qui finance ladite réunion, à revoir les démarches à suivre car la majorité des candidats ne sont pas d’accord avec la HCC et qu’il faut, en d’autres termes, remettre en cause la légitimité de la Haute Cour et de tout le processus électoral.

Irrévocable

Pourtant, les décisions prisent par la HCC sont en principes irrévocables et les dix candidats n’ont plus aucune voie de recours pour faire valoir leurs revendications. Ils veulent quand même insister sur le fait que le président du Sénat, Herimanana Razafimahefa, est le seul éligible pour assurer l’intérim du chef de l’État. Et ils veulent aussi conscientiser le peuple et toutes les parties prenantes des élections sur le manque de légitimité des organes de préparations de l’élection, surtout la HCC qui pour eux n’est pas suffisamment impartiale sur les décisions prises. Pour avoir plus d’impact, ces dix candidats appellent le conseil œcuménique des églises chrétiennes (FFKM) à prendre ses responsabilités et des initiatives en tant que « Raiamandreny » pour éviter une crise politique qui se profile. Ils appellent aussi la communauté internationale à ne pas rester les bras croisés ou devenir complice des violations répétées de la loi dans le processus électoral. Pour rappel, ces dix candidats ont déjà envoyé une missive à la HCC le 11 septembre dernier pour faire part de leur méfiance face à l’indépendance de cette institution.
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