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Rencontre MICC-Ambassadrice USA : Madagascar vise la premièreplace des pays exportateurs de l’AGOA

L’ambassadrice des États-Unis a effectué une visite de courtoisie auprès du ministre de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation, hier

L’ambassadrice des États-Unis a effectué une visite de courtoisie auprès du ministre de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation, hier. L’industrialisation, notamment, la conquête de l’AGOA a été un des points saillants des échanges.

Une ambition claire. Edgard Razafin­dravahy, ministre de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation, n’y est pas allé par quatre chemins. Durant sa rencontre avec Claire A. Pierangelo, ambassadrice des États-Unis (USA), hier, le membre du gouvernement affirmé l’objectif de Madagascar vis-à-vis “l’African growth and opportunity act” (AGOA).

Selon le ministre Razafindravahy, Madagascar “veut tenir le premier rang dans l’exportation textile”, vers le marché américain par le biais de l’AGOA. Une ambition que la Grande île compte affirmer de vive voix durant le prochain sommet de l’industrialisation entre les ÉtatsUnis et l’Afrique qui devrait se tenir dans le courant du mois de décembre. Cet objectif de devenir un des principaux exportateurs de textile à destination des USA n’est pas une utopie. Loin de là.

À cause d’une crise politique violente, l’Éthiopie, principal concurrent de Madagascar dans le domaine de l’exportation du textile est sur la touche. D’autres pays comme le Bangladesh, considéré comme un poids lourd du secteur, sont aussi en difficulté depuis quelques temps. Les voyant sont donc au vert pour la Grande île. D’autant plus que l’État s’applique à mettre le pays sur orbite dans le domaine de l’industrialisation et le textile figure comme un des secteurs priorisés. Une priorisation définie avec le secteur privé à l’issue de deux manches de dialogue public-privé.

Dans son discours lors du lancement du Projet d’appui à l’industrialisation et au secteur financier (PAISF), Edgard Razafindravahy concède que l’industrialisation est un travail de longue haleine. Mais l’État se donne les moyens de ses ambitions à l’entendre. À l’issue des deux dialogues publics-privés, soulignés par le ministre durant son entretien avec l’ambassadrice, hier, il a été décidé qu’une loi de programmation industrialisationlle sera élaborée. Le texte est prévu être soumis au Parlement lors de la première session de l’année 2023.

Cette loi de programmation industrialisationelle va donner de “la visibilité”, autant dans les objectifs, que les moyens pour les atteindre. Il s’agit aussi d’assurer “une cohérence”, dans les actions étatiques et “rendre irréversible le processus d’industrialisation”.

Réformes

L’État compte aussi améliorer le climat des affaires pour encourager les investissements nationaux et les investissements directs internationaux. Dans ce sens, un avant-projet de loi sur les investissements. L’idée est de mettre à jour le cadre des investissements et qu’ils soient en conformité avec les standards et bonnes pratiques internationaux.

Outre les réformes et mises à jour du cadre légal et réglementaire pour encourager les investissements dans le domaine de l’industrialisation, Madagascar veut aussi concrétiser le plus vite possible la mise en place de projets industrialisationels comme les Zones d’émergence industrialisationelle qui comprennent les Zones économiques spéciales (ZES), pour les industrialisations destinées à l’exportation. Il y a, notamment, le “Textile city”, prévu être mis en place à Moramanga. La concrétisation des projets de Zone d’émergence industrialisationelle est justement le but du PAISF, lancé lundi. Aussi, affirmer que Madagascar veut devenir un des premiers exportateurs de textile aux États-Unis est un objectif concret et réalisable. L’État travaille déjà depuis un certain temps pour y parvenir. En parallèle, Edgard Razafindravahy a également souligné l’importance du projet “One district, one factory” (ODOF), décliné en Pépinières industrialisationlles, durant la visite de courtoisie de Claire A. Pierangelo.

Le but du projet ODOF et des Pépinières industrialisationelles est de booster l’industrialisation locale et la transformation industrialisationelle des produits locaux. Une formule pour favoriser la création d’emploi et de richesse. Une voie aussi pour “produire localement ce dont la population a besoin au quotidien”, comme l’affirme systématiquement Andry Rajoelina, président de la République. Dans cette optique, le ministre d e l’Industrialisation, du commerce et de la consommation a sollicité un soutien des États-Unis à l’ODOF à Madagascar, à l’instar de ce qu’ils ont fait au Ghana.

Outre le secteur textile, celui de la vanille a été évoqué durant l’entretien entre Edgard Razafindravahy et l’ambassadrice américaine. Selon le communiqué de presse du ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation, la diplomate “a affirmé l’intérêt que porte le gouvernement américain envers cette filière porteuse de croissance économique”. Aussi, le ministre a mis en avant les efforts déployés par l’État pour que Madagascar garde sa place de numéro un mondial dans le domaine de la vanille.

Durant la rencontre d’hier, le ministre Razafindravahy a souligné que toutes les actions de son département visent ainsi à préserver, voir améliorer la qualité de la vanille de Madagascar, tout en protégeant les intérêts et le bien-être des planteurs. Raison pour laquelle les prix planchers de 75.000 ariary pour la vanille verte, et de 250 dollars pour le prix FOB à l’exportation ont été fixés. Sans quoi, ce seraient les planteurs qui seront grandement lésés, explique-t-il.

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