Accueil » A la une » Éducation – Des écoles suppriment les classes de Première
A la une Social

Éducation – Des écoles suppriment les classes de Première

Des écoles privées présentent des lycéens des classes Premières au baccalauréat

Des établissements scolaires privés sont en difficulté, face à la baisse d’effectif des élèves. Ils ont supprimé des classes pour alléger leurs charges.

Le second cycle de l’enseignement secondaire se fait en deux ans, au lieu de trois, au niveau de plusieurs établissements scolaires privés. Des écoles ont supprimé les classes de Première et font passer tout de suite les élèves en classe de Terminale, après la classe de Seconde. À entendre le président d’une association de directeurs d’écoles privées, c’est une pratique assez courante dans les établissements scolaires avec un faible effectif.

Les charges de cinq classes, comprenant une classe de seconde, une classe de première littéraire, une classe de première scientifique, une classe de terminale littéraire et une classe de terminale scientifique, seraient trop lourdes. «Ce n’est pas rentable, si l’effectif des élèves est faible. Les frais de scolarité des élèves ne permettront pas de couvrir les charges fixes, notamment les salaires des enseignants, et les charges variables comme les craies. Les enseignants sont payés par heure. Pour trente-sept heures de cours par semaine et par classe, il y a une différence de près de deux millions d’ariary avec deux classes en moins, si le taux horaire est de 5 000 ariary par enseignant.», indique la source.

Le phénomène aurait tendance à se développer, en ce moment. «C’est logique, face au contexte actuel», soutient un directeur d’école. L’effectif des élèves du primaire à la classe terminale aurait connu une baisse importante, en cette nouvelle année scolaire. À part la précarité des ménages, des chefs d’établissement pointent du doigt, également les cours d’appui, comme facteurs de cette baisse d’effectif dans les écoles disposant d’une autorisation d’ouverture.

Des enseignants tirent la sonnette d’alarme sur ces classes multigrades. «Cela ne sera pas sans conséquence. Les connaissances des élèves ne seront jamais complètes, même s’ils arrivent à décrocher le diplôme du baccalauréat avec ce système. Ce n’est pas pour rien qu’on a établi le lycée à trois niveaux et non à deux niveaux», alerte un directeur d’école. Une source auprès du ministère de l’Éducation nationale souligne que la suppression d’une classe dans un établissement scolaire, n’est pas autorisée.

1 commentaire

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter