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Reprise de l’hôtel des Thermes et Betty plage – Une seule offre enregistrée

L’hôtel  des  Thermes  à  Antsirabe  changera  de  main  bientôt.

Un seul soumissionnaire aurait déposé des offres pour « acquérir » l’hôtel des Thermes et Betty Plage. Ils serait donc l’adjudicataire probable de ces deux établissements.

Le doute était permis. Dès le début, tout n’était pas aussi transparent et sincère que cela. Le ministère du Tourisme a lancé un appel à manifestation d’intérêt pour la gérance des hôtels de Thermes d’Antsirabe et Betty Plage de l’île Sainte-Marie. Deux motifs ont fait réagir des professionnels de la filière. Pourquoi l’État a-t-il décidé de lâcher ses joyaux de la famille alors que le secteur a été le plus affecté par la crise sanitaire?

Pour eux, « il serait aléatoire de trouver des repreneurs en ces temps difficiles sur le registre d’éventuels investisseurs. D’autant que la restauration, au propre comme au figuré dans le cas d’espèce- les repreneurs doivent réhabiliter les sites en question selon le cahier des charges- et l’hôtellerie sont considérées comme des investissements à retour lent. Qui doivent s’inscrire dans la durée pour se rentabiliser et se fructifier ».

Même les grandes enseignes de dimension internationale souffrent encore des séquelles laissées par la pandémie du coronavirus, soutiennent-ils.

L’autre grief formulé par ces mêmes « inquisiteurs » concernait la durée de la soumission des offres des prétendants. Du 25 juin au 9 juillet. Pour eux « seuls ceux qui en savaient davantage bien avant la publication de cette sollicitation, pouvaient assembler les dossiers requis et satisfaire les formalités exigées dans cet intervalle étroit. Avec un jour férié, le 26 juin ».

Du concret pour le tourisme

Le ministère du Tourisme a décalé le dernier délai de dépôt des « pièces justificatives » au 9 septembre. Mais ce temps additionnel n’a pas suffi à rameuter la foule des intéressés. Selon une source bien informée, « un seul soumissionnaire aurait avancé des propositions pour les deux sites à concéder ». Ce qui ôterait tout suspense quant à l’issue du fameux « dépouillement ». Un moment souvent crucial et anxiogène pour les concurrents en lice. Le concept « du plus offrant » risque aussi de perdre de ses valeurs transactionnelles.

Qu’à cela ne tienne. Et il était temps. De rencontres en conciliabules, les autorités et les professionnels du tourisme on t donné l’impression de perdre du temps. Alors que le principe d’une réouverture progressive des frontières aériennes semble être acquis. Et l’échéance du mois d’octobre, ce serait déjà dans quelques jours. Mais ces parties prenantes ont fini par échafauder des esquisses de la stratégie de relance du tourisme, presque devenu un serpent de mer par son caractère insaisissable.

Ainsi trois axes principaux ont été retenus comme pistes à suivre. Le repositionnement de la destination Madagascar, un plan de survie et de sortie de crise, rassurer les visiteurs potentiels sur « Madagascar tourism safe ». Mais tout dépendrait aussi de la perception depuis l’extérieur de Madagascar. Un pays fréquentable ou pas. Une mauvaise classification, par des codes couleurs, peut nous jouer un mauvais… tour.

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