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Mesures sanitaires – Déconfinement rime avec défoulement

Une  énième  application  des  travaux  d'intérêt  général  pour  les  contrevenants  au  port des  masques.

À la treizième quinzaine de la situation d’urgence sanitaire, la chasse aux contrevenants se poursuit. La sanction sur la négligence des mesures sanitaires et le non respect des gestes barrières ne sont pas en reste.

Le cache-cache avec les éléments des forces de l’ordre devient une importante bataille dans des grandes villes. Après l’ouverture des routes nationales reliant Antananarivo aux régions de l’Ouest et de l’Est, les plages sont complètement débordées dans les villes côtières. La situation n’est pas étonnante selon certains observateurs, vu que nous sommes encore en période de vacances. Mais le débordement des visiteurs est inquiétant face à la situation encore qualifiée à risque sur la propagation de la pandémie.

Afin de rétablir l’ordre, la police nationale est entrée en action pour sanctionner les propriétaires des boites de nuit, des karaokés ainsi que des bars qui ont laissé librement à leur clientèle le défoulement durant ces derniers temps.

Violation des règles

À Antsiranana, des propriétaires de lieux de divertissement ont été gardés à vue pour violation des règles durant la situation d’exception. La police a enregistré une hausse des consommateurs dans ces endroits alors que l’effectif autorisé ne devrait pas dépasser les cents clients. Les mêmes mesures ont été appliquées à Toama­sina, ville la plus visitée depuis la réouverture de la circulation sur les routes nationales desservant la partie Est de la Grande île.

Personne ne se soucie des gestes barrières ni des mesures sanitaires. Comme si la pandémie était une histoire ancienne pour quelques uns. Un sérieux relâchement a été observé alors que les règles s’imposent toujours à certaines activités durant cette quinzaine. C’est ainsi entre autres que le directeur général de la Culture, Francis Alexandre Razafiarison a martelé à la Télévision nationale que « les salles de spectacles, les restaurants et tous les endroits dédiés aux évènements culturels sont autorisés à ouvrir leurs portes à condition que les normes sanitaires, la distanciation d’un mètre et les règles d’hygiène soient respectées, sans oublier les visiteurs qui ne devraient pas dépasser les cent personnes ».

L’ouverture des routes nationales signifie pour certaines personnes que la voie est libre. Les mesures sanitaires et toutes les précautions nécessaires semblent être délaissées. Au bord de Mahajanga, des retrouvailles des fêtards sont au rendez vous depuis quelques jours. Les rues de la ville des Fleurs sont bondées de foule. Les marchands de boissons sont pris d’assaut. Ils retrouvent leurs clients après six mois de confinement.

De même à Antanana­rivo. Les promeneurs sont revenus sur la digue de Marais Masay à Andranobe­vava vers la fin de l’après midi. Mais rares sont ceux qui portent un masque. D’après la police nationale, trois cent soixante trois contrevenants ont été soumis aux travaux d’intérêt général pour non-port des masques pour la journée d’hier. Ils ont été recensés à Antana­narivo, Toamasina, Maha­janga, Fianarantsoa et Toliara.

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