Politique

Gouverneurs – Les Banques Centrales sous pression

Des Banques centrales fortes. C’est l’objectif voulu depuis l’institution du comité des gouverneurs des banques centrales dans les pays membres de la SADC.

Toutefois, la tâche s’annonce difficile. « Les Banques centrales sont les garantes d’une bonne gestion macroéconomique dans un pays. Divers outils sont disponibles. Cependant, les Banques centrales subissent, d’année en année, diverses pressions dans l’exercice de leur mission. L’environnement direct et indirect des banques centrales comme le taux d’inflation, le taux de chômage ou encore le vent qui souffle sur l’international avec le Brexit impactent sur la gestion macroéconomique », explique Alain Rasolofondraibe, gouverneur de la Banque centrale de Madagascar.

Pour le cas de Madagascar, la monnaie locale est indiquée être en bonne santé car elle est plutôt stable face à l’inflation et aux environnements des échanges et commerces internationaux. « Le taux d’inflation n’est pas encore l’idéal, certes, avec 8%. L’idéal pour notre économie est de moins de 5%. Mais l’état de l’ariary convient encore à la situation actuelle de notre économie », détaille encore le gouverneur. La stabilité institutionnelle constitue par ailleurs, une garantie pour les opérateurs malgaches, rendant l’économie plus ou moins en forme ;

Défis

L’accueil de la réunion du comité des gouverneurs des banques centrales de la SADC est une grande première pour Madagascar. Le comité a pour mission de faciliter la coopération étroite entre les Banques centrales des états membres. Il est aussi chargé de promouvoir le développement des institutions et des marchés financiers par la mise en œuvre en commun de politiques en matière de finances, d’investissement et de change. Depuis son adhésion au sein de la SADC en 2005, il a été indiqué que Madagascar a déjà tiré de nombreux avantages de cette coopération monétaire et financière. Le président de la séance du dernier jour de réunion d’hier au Carlton a, entre autres, souligné le suivi sur les divers projets d’intégration financière. Le rappel des différents défis auxquels les Banques centrales des pays membres de la SADC doivent faire face malgré un ensemble d’«économie modeste » a été marquée.

En effet, l’intégration financière est une des réponses apportées aux états membres de la communauté afin de limiter les impacts de la volatilité des systèmes financiers dans le monde sur leur économie. « L’accueil de cet événement confirme l’engagement de la Banque centrale de Madagascar en tant qu’acteur majeur dans le développement économique de la région de l’Afrique Australe. Cet engagement est illustré par sa prise de responsabilité à la présidence de la sous Région Afrique Australe de l’Association des Banques Centrales Africaines pour la période 2018-2021 », ajoute la Banque centrale de Madagascar.