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Communales -Les candidatures affichent complet

Les prétendants à s’aligner aux communales ont attendu le dernier jour pour se ruer auprès des OVEC. Pour les postes de maire, la partie se jouera à guichets fermés.

I Nextremis. Les mille six-cent quatre-vingt-quinze communes que compte Madagas­car devraient, finalement, avoir des candidats aux prochaines élections communales.

Les chiffres bouclés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), hier, à 15 heures, fait état de six-mille soixante-et-un, prétendants maires, ayant déposé, à temps, leur dossier de candidature, auprès des Organes d’enregistrement et de vérification des candidatures (OVEC).

Les OVEC ont 72 heures, après la date butoir de la période de dépôt des dossiers des prétendants à siéger aux mairies et aux conseils, pour faire le tri et vérifier les dossiers qui leur ont été remis. La CENI, quant à elle, prévoit de publier la liste officielle des candidats retenus pour prendre part à la course aux communales, le 24 septembre. Jusque-là, après la clôture du délai de dépôt de candidature, le 12 septembre, l’état des lieux à la Commission électorale est de « 100% des communes couvertes ».

Il y a, néanmoins, deux communes à savoir Antsanga­sanga et Amparihitsokatra, sises dans le district d’Amba­tondrazaka, qui se retrou­vent sans liste de candidats au conseil communal. Des élections partielles y seront ainsi, organisées pour combler ce vide. Il fallait attendre le dernier jour, voire les dernières heures de la période de dépôt de candidature donc, pour voir une ruée vers les OVEC.

La veille de la clôture du délai légal, pourtant, le bilan au niveau national amenait à présager l’éventualité que plusieurs centaines de circonscriptions puissent se retrouver sans candidat ni au poste de maire, ni au poste de conseillers communaux ou municipaux. Le personnel de plus de 80% des OVEC se tournait encore, les pouces, le 11 septembre. La CENI communiquait le bilan alarmant de trois cent cinquante-huit dossiers de candidats au poste de maire, pour deux-cent quatre-vingt-quinze communes.

Revirement

La situation était pire pour les listes des aspirants aux sièges de conseillers communaux ou municipaux. Le bilan à la fin de la journée du 11 septembre, était de cent-vingt-deux dossiers enregistrés, pour cent-cinq circonscriptions électorales. Les statistiques étaient toujours, peu rassurantes, le 12 septembre, jour de clôture de la période de dépôt de candidature.

Le 12 septembre, à 17 heures 45 minutes, la Commission électorale a arrêté la collecte des informations auprès des OVEC. À ce moment là, le nombre de candidatures enregistrées au poste de maire a été de mille deux-cent soixante-treize aspirants maires, pour sept cent trente communes.

S’agissant des candidatures au conseil municipal ou communal, l’enregistrement de sept cent soixante quatorze dossiers pour cinq-cent neuf a été rapporté par la CENI, à 17 heures 45.

« Nous avons juste décidé d’arrêter la collecte d’informations pour laisser les OVEC travailler puisqu’ils sont débordés. Il y a, encore foule à leurs portes », a explique Philibert Randriamanantsoa, vice-président de la Commission électorale, durant un entretien téléphonique, le 12 septembre, en début de soirée. La situation a donc, connu un sérieux revirement en 24 heures.

Les longues files aux portillons des Organes d’enregistrement et de vérification des dossiers de candidature ont alors, fini par combler le gap des candidatures nécessaires pour éviter que des communes se retrouvent sans candidat et l’amener jusqu’à « 100% de couverture », tel que l’affirme la CENI. À entendre les déclarations de Fano Rakoton­drazaka, rapporteur de la Commission électorale, plusieurs milliers de candidats se sont bousculés pour arriver aux portes des OVEC avant 17 heures, synonyme de fermeture des portes.

« La consigne était de distribuer des tickets aux candidats ou mandataires qui sont arrivés auprès des OVEC avant 17 heures, et d’enregistrer leurs dossiers de candidatures qu’importe le temps que cela prendra. Certains OVEC ont travaillé de nuit. Débordés, et ensuite, à cause de la fatigue, probablement, plusieurs n’ont pas fait remonter les informations à la CENI, nous avons donc, dû les appeler un par un afin d’avoir un bilan au niveau national, que nous avons bouclé à 15 heures », a expliqué Fano Rakotondrazaka, hier.

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