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Santé de la reproduction – La contraception chez les ados discutée

Trois cent cinquante personnes participent à la Conférence nationale sur la planification familiale. Elles seront ciblées pour une forte sensibilisation.

Clin d’œil de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), pour la promotion des méthodes contraceptives de longue durée chez les adolescentes. Michelle Godette, directeur général de l’USAID, a souligné dans son allocution, lors de l’ouverture officielle de la conférence nationale sur la planification familiale au Carlton Anosy, hier, les avantages que procure cette méthode chez les jeunes filles. « Une jeune fille de moins de dix huit ans qui reçoit un implant sera protégée d’une grossesse non désirée pendant plusieurs années. Elle aura plus de choix pour l’éducation, les ressources financières et la taille de la famille », détaille-t-elle.
Ce n’est pas pour rien que l’USAID et les autres partenaires du ministère de la Santé publique, en planning familial, prônent les méthodes contraceptives de longue durée. À Madagascar, 32% des adolescentes, entre 15 et 19 ans, ont déjà accouché et 478 mères sur 100 000 naissances meurent pendant l’accouchement. Alors que la grossesse précoce est l’une des causes de la mortalité, pendant l’accouchement.

Grand absent
Des médecins expliquent que la contraception de longue durée n’est pas contre indiquée chez les mineures, mais peut avoir des effets négatifs sur leur procréation. « La méthode de courte durée est préférable à celle de longue durée car il se peut qu’au moment où la jeune fille veut avoir un enfant, elle doit encore attendre à cause des effets du médicament. Le mieux, c’est l’abstinence », nous confie un médecin.
Pour le moment, la contraception chez les adolescentes, suscite encore beaucoup de réactions négatives. Même l’utilisation des méthodes contraceptives de courte durée, comme les pilules, les préservatifs, sont désapprouvées. « C’est comme inciter ma fille à entrer dans la vie sexuelle active à son jeune âge », réagit une mère de famille. Le ministre de la Santé publique, le professeur Mamy Lalatiana Andria­manarivo, conteste ce point de vue, qui fait l’unanimité chez les parents malgaches. « Ce n’est pas la contraception qui incite les jeunes à entrer précocement dans la vie sexuelle active. C’est une problématique déjà existante », précise-t-il.
Le ministère de la Santé publique a appelé trois cent cinquante personnes venant des quatre coins de l’île pour en discuter. Il ambitionne d’augmenter les bénéficiaires de la contraception jusqu’à 50%, d’ici 2020, en intervenant dans les endroits les moins accessibles.
Cette conférence nationale devraient conscientiser toutes les parties prenantes, à savoir les leaders, les décideurs, et d’autres, sur les enjeux du planning familial. Seul hic, les représentants des  églises qui tiennent une place prépondérante dans l’éducation des jeunes n’étaient pas invités à ce grand évènement.

Miangaly Ralitera

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