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Remaniement – Les consultations des ministrables démarrent

Selon  la  Constitution,  sur  proposition  du  Premier  ministre,  le président  de  la  République  nomme  les membres  du  gouvernement.

L’effectif gouvernemental devrait connaître une mise à jour, prochainement. Le Président de la République a fait passer des entretiens à des ministrables.

Ce sera pour quand? Cette question est sur les lèvres de bon nombre d’observateurs. Une question qui concerne l’avenir de l’effectif gouvernemental. Au regard des faits récents, le remaniement ne devrait plus tarder. Andry Rajoelina, président de la République, a fait passer des entretiens à des aspirants ministres.

Tous s’accordent à dire qu’une recomposition de l’équipe gouvernementale est incontournable. Seule­ment, cela ne s’est pas fait, jusqu’ici. Les différentes prédictions se sont heurtées au statu quo posé par le président de la République. En matière de révocation ou de nomination d’un ministre, le Premier ministre propose et le Chef de l’Etat dispose. A s’en tenir aux indiscrétions, cependant, la situation devrait se décanter dans les prochains jours.

Les informations convergent, jusqu’à l’heure, sur le fait que le remaniement devrait concerner trois portefeuilles ministériels. Le premier est le ministère de l’Education nationale. Le bureau du ministre y est vacant depuis que Rijasoa Andriamanana ait été évincé de l’équipe gouvernementale. Le carton rouge est sorti contre l’ancien boss de l’Education nationale, embourbée dans une affaire de malversation financière sur l’achat de friandises.

L’organisation des examens officiels dont le top départ est annoncé pour le début du mois de septembre nécessite une rapide prise en main. Il faudra aussi, penser à la prochaine année scolaire, sachant qu’il y a tout un trimestre à rattraper sur le programme de l’année scolaire 2019-2020. Pour les deux au­tres départements ministériels il s’agira de remplacement. Ce sera, probablement, le cas pour le ministère de la Santé publique.

Evaluation

Sa fonction oblige, Ahmad Ahmad, ministre de la Santé publique, est constamment sur le front dans la riposte à l’invasion du coronavirus. Bien qu’un des acteurs clés de cette guerre sanitaire, le professeur, sauf revirement, sera remplacé. Après une accalmie de quelques semaines, la tornade médiatique causée par sa « requête urgente aux agences et institutions partenaires du développement sanitaire », en juillet, pourrait emporter le professeur Ahmad.

Une partie de l’opinion publique, justement, s’est étonnée qu’il n’y ait pas eu de suite à cette affaire. Difficile, en effet, de faire abstraction de la virulence avec laquelle, le communiqué du gouvernement avait recadré le ministre de la Santé. Qualifiant la démarche du ministre Ahmad « d’initiative personnelle », la missive gouvernementale a ajouté, « le contenu de la lettre reflète l’état de débordement dans lequel se trouve le ministre et son entourage ».

Le communiqué du gouvernement a même asséné, « force est de constater que de nombreux points cruciaux de cette crise sanitaire ont échappé à la vigilance de la crise sanitaire ». Depuis l’épisode de l’appel à l’aide internationale « unilatéral », et le rappel à l’ordre musclé qui s’ensuivi, le gouvernement affiche une relative harmonie, à chaque sortie publique. Les séances par visioconférence pourraient, par ailleurs, éviter des prises de bec en conseil des ministres ou du gouvernement. Aux yeux du public, cependant, le mal est fait.

L’élément déclencheur d’un remaniement pourrait être le mariage d’Irmah Naharimamy, ministre de la Population, avec Stuart Wilson, chargé d’affaire à l’ambassade des Etats-Unis. Le diplomate américain est sur le départ. Il est fort probable que son épouse l’accompagne. A s’en tenir aux discours récents du président de la République, par ailleurs, la situation sanitaire s’améliore. Que l’Etat compte alors, s’atteler à la relance économique. Le déconfinement engagé dernièrement, confirme l’optimisme présidentiel. A l’orée d’une éventuelle fin de crise sanitaire, un remaniement est l’occasion de faire des réajustements politiques et de donner un nouveau souffle à la conduite des affaires étatiques. La Covid-19 a certainement pris le pas sur plusieurs projets. Seulement, le travail se rapportant aux attributions de chaque ministère ne manque pas. La gestion pourrait alors, être une base d’évaluation suffisante pour identifier les maillons faibles du gouvernement.

1 commentaire

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  • Salama namako ô,
    Fotoana hanaovana fanovana ve izao? Aminay aloha tsia ny valinteny e. Ho avy na voatendry ny vaovao izay hanavao ny asa sy ny forongony, haka 2 volana fara fahakeliny snsnsns dia ahoana ny fizotry ny raharaham-pirenena izay mampahonena sy mampiteny ny moana!
    Aminay, fenoy aloha ny banga e (ministeran’ny fampianarana)
    Dia mandamina ny anatiny. Tsy tako nafenina toy ny tafika andrefa tanana izao fa misy disaka be anatin’io governemanta io.
    zahay aloha dia mahita fa efa misy ny ezaka, mahavelopanantenana manoloana izao covid 19 izao fa aminay, tsy mbola ampy ny fitsinjovana ny rehetra. Amon’ny maha olopirenena anay dia TOKONY AZANONA AVOKOA NY ENDRIKA REHETRA FANDANIAMBOLA (Ay ve mitohy mangingina ao ny « colisée » snsnsns. Nefa ny vahoaka etsy ankilany miroso any amin’ny tevana fahantrana tsy misy toy izany. Fijeriko io, ialana tsiny.
    Mahereza e

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