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Visite papale : Six cent mille fidèles inscrits

Plus de quatre mille voitures devront être disponibles pour transporter les pèlerins issus des vingt-et-un diocèses. Cette visite papale nécessitera une organisation sans failles.

Défi de taille pour le comité d’organisation du transport de pèlerins pour l’accueil du Saint-Père François au site de Soamandrakizay, du 6 au 8 septembre à Madagascar. Il a été révélé lors de la réunion de l’État-major mixte opérationnel national (EMMO-NAT), hier au Toby Ratsimandrava, que plus de quatre mille cent voitures seront nécessaires pour le transport aller et retour des quatre-vingt mille fidèles venant des vingt-et-un diocèses, à part de celui d’Antananarivo. Trois mille quatre cents quarante véhicules ont été trouvés jusqu’ici, mais seulement deux mille quatre cent dix d’entre eux sont en état de marche et pourront être utilisés. Alors, les organisateurs ont encore besoin près de mille sept cents véhicules pour compléter l’armada.

Selon le chiffre compilé par l’épiscopat, cinq cent soixante-onze mille soixante croyants venant de tout Madagascar sont inscrits jusqu’à présent. La majorité d’entre eux, soit cinq cent quatre-vingt-onze mille neuf cents, réside à Antananarivo.

La gestion de ce flux en toute sécurité est donc un défi majeur pour le comité, dans lequel figurent l’Église catholique apostolique romaine, le ministère des Transports, celui de la Santé publique, l’Agence des transports terrestres (ATT), la direction générale de la Sécurité routière (DGSR), l’EMMO et les transporteurs sur les Routes nationales numéros 1, 2, 4, 6 et 7.

Responsabilité

Ils ne lésineront pas sur les moyens, comme le général de division Njatoarisoa Andrianjanaka, commandant de la Gendarmerie nationale (COMGN), l’a martelé, hier. Néanmoins, cet officier général a prié l’ATT de ne pas autoriser le transport de personnes en camion. Il voudrait éviter le risque d’accident comme ce qui s’était déjà passé plusieurs fois, causant toujours une hécatombe. « Notamment ceux en milieu rural ont l’habitude d’embarquer sur des poids lourds. S’ils ne trouvent pas d’autre véhicule, il leur vaudra mieux de rester », anticipe-t-il.

À l’occasion de cet événement, un des plus grands rassemblements à Madagascar, l’EMMO-NAT a mis l’accent sur la responsabilité de ceux qui en seront chargés. « Tout doit être noté sur papier pour identifier celui qui a fui la sienne », accentue le COMGN en ne voulant plus voir une catastrophe, comme à Mahamasina, pendant les fêtes de l’Indépendance.

Le transport, la sécurisation et l’organisation en général des déplacements du Pape, ainsi que ceux de pèlerins ont été évoqués, hier. Au moins sept mille éléments des forces de l’ordre seront mobilisés pour cette fois.