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Lutte contre l’epidemie : Retour en force de la peste

Les facteurs de la propagation de la peste ne sont pas maîtrisés. Treize cas suspects ont été déjà recensés en l’espace de quelques jours.

Les feux de brousse gagnent du terrain et les immondices s’entassent un peu partout. Ils montrent la vulnérabilité de la prévention de la peste. « Ce sont les signes précurseurs d’une cohabitation prochaine entre les rats sauvages et l’homme. A cause de ces pratiques humaines, les rats vont quitter leur habitat naturel pour se rapprocher de l’habitat humain. Ces rongeurs sont, pourtant, les vecteurs de la peste. Et leurs puces vont transmettre la maladie à l’homme », indique le Dr Solofoniaina Armand Rafalimanantsoa, directeur de Veille sanitaire et de surveillance épidémiologique et riposte (DVSSER) auprès du ministère de la Santé publique, hier.

Les points de feu se multiplient dans les régions de Bongolava, de Vakinankaratra, d’Amoron’i Mania, entres autres, alors que le Premier ministre a lancé un appel solennel pour des efforts dans la lutte contre les feux de brousses, lors d’une réunion de prévention des épidémies au palais de l’Etat à Mahazoarivo, le 23 juillet. Du côté du ministère de l’Environnement et du développement durable, on communique des mesures, comme la mise en place de brigades de feux et la sanction des auteurs. Et dans la ville d’Antananarivo, l’assainissement est le dernier souci de tous.

Beaucoup à faire

La synergie entre chaque ministère, les collectivités territoriales décentralisées, la société civile et l’Etat doit être favorisée dans cette lutte, comme il a été annoncé lors de cette réunion sur la prévention de la peste. Mais cette coordination d’action ne semble pas fonctionner. Dans les stationnements des taxi-brousses, par exemple, la traçabilité des voyageurs n’est pas opérationnelle. «Nous n’avons pas encore reçu d’instruction sur l’enregistrement de l’identité et des coordonnées des passagers », affirme un responsable de la gare routière à Anosizato-Ouest. A Andohatapenaka et au stationnement Fasan’ny Karàna, les voyageurs ne veulent pas coopérer avec les responsables de coopérative. « Ils ne nous donnent que le minimum d’informations, à savoir, leur prénom, leur numéro de téléphone et leur lieu de destination», explique Hanitra Rafanomezantsoa, responsable de la gare routière à Andohatapenaka. La sensibilisation ne suffirait plus. « Il y a encore beaucoup à faire dans la prévention de la peste. Il faudra un engagement social de tous », souligne le Dr Solofoniaina Armand Rafalimanantsoa.

En quelques jours seulement du début très précoce de la saison de peste, treize cas suspects de peste ont été déjà rapportés, dont neuf à Faratsiho, un à Ambatomirahavavy et trois à Arivonimamo. L’Institut Pasteur de Madagascar a confirmé, hier, que ces cas à Amboanana Arivonimamo n’ont pas été des cas de peste. «Quoiqu’il en soit, c’est important de prendre des mesures, afin d’éviter la propagation de la maladie », lance le ministre de la Santé publique, le professeur Julio Rakotonirina.

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