Océan indien

La Reunion : L’Aïd el-Kebir, la fête du partage

La communauté musulmane de La Réunion a célébré, hier, l’Aïd el-Kebir ou Aïd el-Adha : la Grande Fête ou Fête du sacrifice, la plus importante du calendrier islamique.

Il y a tout juste deux mois, les musulmans en étaient aux réjouissances de l’Aïd El-Fitr, la « Petite Fête » qui scelle la fin du mois sacré de Ramadan. Depuis dimanche, ils sont entrés dans les célébrations de l’Aïd el-Kebir la fête qui marque la fin du pèlerinage à La Mecque, (le hajj) le cinquième pilier de l’islam. Cette fête a lieu au lendemain de l’ascension du mont Arafat, point culminant du pèlerinage. Elle commémore un événement rapporté dans le Coran et l’Ancien Testament : la soumission d’Abraham (Ibrahim) à Dieu.

Selon la tradition, celui-ci, à la demande de Dieu, était prêt à sacrifier son fils Ismaël (Ismaïl), pour prouver sa foi. Au moment fatidique, l’ange Gabriel (Djibril) est intervenu, et a remplacé l’adolescent par un bélier. C’est pourquoi pendant « la Grande Fête », les musulmans qui le peuvent sacrifient un animal (mouton, vache, chèvre), après la prière collective du matin. L’Aïd est la fête du partage et la viande recueillie est en partie offerte aux pauvres. Bien qu’il soit largement pratiqué, le sacrifice n’est pas obligatoire dans la mesure où il ne constitue par un pilier de l’islam. En France, cette pratique est d’ailleurs très encadrée. Pour des raisons sanitaires, il est interdit que l’animal soit sacrifié chez soi, comme le voudrait la tradition.

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