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Application du confinement – Les forces de défense déploient les grands moyens

En  plus  des  blindés,  l’armée  déploie  ses  hélicoptères  pour contribuer  à  l’effectivité  du  confinement  à  Analamanga. 

Les trois Corps au sein des Forces de défense et de sécurité s’emploient pour rendre effectif le confinement. Même les hélicoptères de l’armée sont mis à contribution.

Toutes les forces sont jetées dans la bataille. Les Forces de défense et de sécurité (FDS), mettent littéralement tous les moyens entre leurs mains dans la guerre contre le coronavirus.

Après les blindés, l’armée décide de déployer les hélicoptères pour prêter main forte dans les actions sanitaires, mais aussi, dans l’effectivité optimale du « reconfinement total » de la région Analamanga. Outre les opérations d’évacuation sanitaire d’urgence, ces aéronefs sont également chargés de mission de reconnais­sance et de surveillance aérienne. Ceci concerne autant la ville d’Antananarivo que les localités rurales de la région Analamanga et les routes nationales.

Les hélicoptères sont, notamment, chargés de prévenir les tentatives d’entrée et de sortie clandestine de/dans la région Anala­manga. Durant son intervention télévisée, dimanche, Andry Rajoelina, président de la République, a souligné ce point. Cette interdiction de sortie ou d’entrée est pour éviter une propagation de la Covid-19 dans les autres régions. Anala­-manga est, en effet, l’épicentre de l’épidémie.

Les aéronefs de l’armée sont également chargés de détecter les zones où les habitants ne respectent pas le confinement pour en aviser ceux qui sont aux commandes des opérations sur terrain. Faire respecter le retour au « confinement total », dans la région Analamanga, n’est pas une mince affaire.

La situation est relativement maîtrisée sur les grands axes et les grandes artères d’Antananarivo et ses environs. C’est une tout autre affaire pourtant, dans les ruelles et les quartiers, surtout populaires. Malgré les barricades dressées par les éléments de la gendarmerie nationale et la police nationale, des fortes têtes parviennent à braver l’inter­diction de sortie ou d’entrée dans la région Analamanga.

Harcèlement et pression

Chaque jour, les informations rapportant des tentatives avortées de transport clandestin de passagers affluent. Fini donc, les rappels à l’ordre dorénavant. Les contrevenants aux mesures sanitaires en vigueur dans la région Analamanga encourent désormais des poursuites judiciaires. Cela concerne même ceux qui refusent de se conformer à l’interdiction d’activité, pour les secteurs « non essentiels ».

Un responsable de la gendarmerie interviewé dans un reportage de la télévision nationale, hier, a déclaré, en parlant des tenanciers de commerce, que les récalcitrants sont d’abord verbalisés. « Des poursuites judiciaires peuvent être engagés contre les récidivistes », ajoute-t-il. Alors que les blindés ne semblent pas ­avoir un effet dissuasif sur les habitants de la capitale, les FDS, ces derniers jours, ont décidé d’augmenter la fréquence des patrouilles.

Les quartiers populaires d’Antananarivo, en particulier, sont ciblés par ces patrouilles. C’est le cas pour le premier et le cinquième arrondissement de la capitale, qui concentreraient le plus grand nombre de personnes contaminées par la Covid-19. A Soavimasoandro, sis dans le cinquième arrondissement, par exemple, des rondes à pied ou motorisées se tiennent presque tous les deux heures.

« Ce harcèlement, cette pression constante s’avèrent nécessaires dans certains quartiers pour dissuader les habitants de braver le confinement », explique le chef d’élément d’une patrouille. Dans certains cas, les plus têtus sont interpellés et placés en garde-à-vue. Pour avoir un effet plus dissuasif et augmenter la fréquence des patrouilles, la police nationale déploie plusieurs éléments à moto.

Sur leurs nouvelles «Gasy Car », les policiers vont et viennent gyrophares dehors et sirènes hurlantes dans les ruelles des quartiers. Des hommes à pied sont chargés de traquer ceux qui refusent de se confiner jusque dans les couloirs. Bien que les moyens humains et matériels engagés soient importants, des citoyens continuent de jouer au chat et à la souris avec les FDS.

Un centre militaire de traitement à Mahamasina

Dans la riposte étatique contre le coronavirus, l’armée installe une nouvelle base au Palais des Sports de Mahamasina. Un centre militaire de traitement de la Covid-19 y est mis en place. Le site abritera, également la plateforme nationale de gestion médicale de la lutte contre le coronavirus.

Au départ, cette plateforme nationale était installée au Mining Center, Ivato, tout comme le Centre de Commandement Opérationnel Covid-19. Elle est chargée de coordonner les actions militaires dans cette crise sanitaire. Un centre d’appel et une équipe chargée de suivre les patients ayant décidé de suivre un traitement à domicile sont sous sa houlette.

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