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Insécurité à Menabe – Le rançonnage devient une nouvelle arme

L’enlèvement contre rançon devient la nouvelle arme des voleurs de bœufs qui écument dans quelques localités de la région Menabe depuis l’année dernière.

Prise d’otages. Un nouveau mode opératoire des dahalo dans la région du Menabe, notamment à Malaimbandy et à Miandrivazo. Et ce, depuis mai 2017, suivant les points de situation quotidienne du service de la communication et des relations publiques (SCRP) de la gendarmerie nationale. Ce jour-là, précisément le 28 mai 2017, une horde de quarante-deux individus lourdement armés, s’est emparée de cent-vingt têtes de zébus dans le fokontany de Tambazo-Malaimbandy, district de Mahabo. Après avoir semé la terreur par une série de coups de feu, ils ont enlevé deux villageois, qui ont finalement pu retrouver les leurs, après l’intervention musclée des forces de la gendarmerie.
Une vague de kidnappings a alors suivi jusqu’à la libération contre rançon des prisonniers des dahalo. « Nous avons très peur quand une vie humaine est entre les mains de ces bandes armées qui réclament une somme s’élevant à quatre millions d’ariary pour relâcher un prisonnier. Il faudra alors se cotiser si on veut une vie sauve», a déploré un élu de Malaimbandy.
À ce jour, l’opération sur une chasse aux dahalo poursuit son cours. Le commandant de groupement de la gendarmerie de cette région, qui allait diriger ses éléments avec un bataillon de renfort dans le district de Manja n’a encore pu livrer des résultats chiffrés, hier. De son côté, le groupe local d’appui à la police judiciaire (GAPJ) n’a pas manqué de citer plus de vingt cas d’enlèvements par les dahalo pendant ces douze derniers mois, soit un an.
Hydre
La prise d’otages suivant le vol de bétail se généralise maintenant. Face à cette hydre, deux sièges de bataillon interarmes (BIA) comme celui à Ihosy, seront installés d’ici peu dans les zones rouges, à l’instar de Bongolava, comme l’a annoncé le Chef du gouvernement concernant la lutte contre l’insécurité. « Des efforts ont été déployés, certes, mais il faut désormais mieux s’organiser afin de porter l’estocade à ce fléau, source d’instabilité du pays», a précisé Mamy Ralaiarivonjy, un opérateur de voyage dans le Menabe qui se sent victime de grand banditisme nuisant aux activités touristiques.
Du coup, cette nouvelle pression stratégique portant sur le rançonnage ne concerne seulement pas les Français d’origine indienne, dont cent vingt personnes ont été kidnappées depuis deux décennies, selon leur communauté, mais de tous les citoyens.

 

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