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Transport – Des taxis-ville clandestins décelés

La commune urbaine d’Antananarivo (CUA) a mis la main sur 194 taxis-ville clandestins suite à un contrôle systématique.

Des chiffres alarmants. 194 taxis-ville clandestins ont été répertoriés par la commune urbaine d’Anta­nanarivo (CUA) en une dizaine de jours, d’après le rapport de Jean Gabriel Harrison, premier adjoint au maire de la CUA. « Un contrôle systématique des taxis-ville est effectué par nos policiers, actuellement, pour arrêter les irrégularités qui ont tendance à prendre de l’ampleur », a souligné un responsable de la mobilité urbaine au niveau de la CUA.
Les chauffeurs taxis-ville sans licence, ceux roulant avec une contravention ou munis de déclarations de perte à défaut de papier et qui continuent à travailler, ne sont pas tolérés. L’état de la voiture doit être impeccable : une boîte à pharmacie et un extincteur dans la voiture, les feux de stop, les freins à main, le démarreur en marche, avec une vraie clé de voiture. Tels sont les exigences de la CUA. « Si l’un de ces critères n’est pas respecté, les papiers sont tout de suite retirés et ces chauffeurs ne pourront reprendre leur fonction qu’une fois en règle », a précisé Jean Gabriel Harrison.

Sit-in
Des policiers municipaux, munis d’un ordre de mission, ont obtenu l’accord de la CUA à fouiller jusque dans les moindres détails les irrégularités de ces véhicules beige crème. Toutefois, des chauffeurs de taxi se plaignent de leurs abus. Ils ont organisé un sit-in devant le Coliseum à Analamahitsy, hier, pour alerter l’autorité concernée. « Ces agents de la police vont jusqu’à nous exiger 20 000 ariary pour l’absence d’une boîte à pharmacie ou d’autres imperfections », témoignent les victimes. Ces derniers vont jusqu’à exiger la cessation de cette fouille établie par les policiers municipaux. « La loi est claire. Le contrôle des taxis n’est pas une tâche des policiers municipaux », crie Jean Martin Rakotomavo, un chauffeur de taxi.
Jean Gabriel Harrison réplique : « les policiers municipaux ont le droit de contrôler les taxi-villes et si des personnes se disent victimes d’un retrait d’argent irrégulier par nos policiers, ils peuvent déposer une plainte avec le numéro matricule du policier et une photo à l’appui ». Les chauffeurs de taxi annoncent une grève générale ce samedi.

Miangaly Ralitera