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Energie – Volobe, du retard à l’allumage

Un calendrier bouleversé. Prévue au départ en 2023, la mise en branle de la centrale hydroélectrique de Volobe, dans la province de Toamasina a été reportée en 2025. L’absence d’avancée notable dans les négociations pour la signature du contrat de concession et du contrat d’achat d’électricité a été l’origine de ce report, rapporte la cellule de communication de la Compagnie nationale d’hydroélectricité de Volobe, CGHV, le consortium qui va le construire. Cela, à l’issue d’une rencontre récente entre les émissaires de cette compagnie et le vice-président du Sénat pour les provinces du Nord, Imbiky Herilaza. Un des hommes clés de l’actuel régime.

Ce gigantesque projet est censé être un pas de géant pour inverser la tendance actuelle de la production d’électricité, dominée par les centrales thermiques gérées par les partenaires particuliers de la Jirama. Ils sont liés par les contrats aux clauses léonines, une des causes de la faillite financière programmée de la société nationale d’eau et d’électricité. Les données techniques des futures installations sont pourtant assez impressionnantes pour être tout le temps remises en cause.

« Le projet hydroélectrique de Volobe-Amont, permettra de réduire de moitié les coûts de fourniture de l’électricité de la Jirama. Avec une puissance de 120 MW, la nouvelle centrale comptera 2 millions de bénéficiaires et environ 360 000 foyers qui vont passer de l’obscurité à la lumière » annoncent avec une certaine fierté ses promoteurs. Ils misent ainsi sur ce qu’on appelle l’économie d’échelle. Avec l’augmentation du nombre des abonnés, les charges financières pour chacun diminuent. La vraie issue de secours pour la Jirama. Comme ce qui s’est passé avec la démocratisation de la téléphonie mobile. Le prix d’une carte SIM est passé de 75 000 à 500 ariary en moins de dix ans.

Cette déconvenue est ainsi des plus déplorables. D’autant que les projets de l’accord de concession et du Power purchase agreement, PPA, ont été bouclés depuis l’année dernière. La crise sanitaire de la Covid-19 aurait grippé et ralenti le processus de prise de décision. Des difficultés relatives à la mise en œuvre de certains projets de partenariat public privé (PPP), dont entre autres ceux dans le secteur de l’énergie, ont d’ailleurs été évoquées par les membres de la plateforme des institutions de financement de développement à Madagascar, au mois de mars de cette année.

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