Economie

Ville d’Antananarivo – Des embouteillages antiéconomiques

La capitale est asphyxiée par les bouchons.

La capitale a particulièrement suffoqué dans la journée du mercredi. Des bouchons monstres partout ont immobilisé les automobilistes.

Intolérable. Une journée noire pour les automobilistes. La situation a fait déborder le vase de ceux qui ont pris le transport en commun, les taxis ou les voitures particulières mercredi. Coincés, immobilisés, cloués, retardés, des mots chétifs de sens pour présenter la situation des conducteurs, chauffeurs et passagers tananariviens, oubliés dans les dédales des embouteillages. « Les autres jours ont été plus ou moins acceptables, mais aujourd’hui est vraiment exceptionnel. Je suis partie de Soavimasoandro à huit heures et il est presque dix heures je suis encore au niveau de l’Ibis Hôtel à Ivandry », raconte une automobiliste qui parcourt habituellement le trajet vers Anosy en quarante-cinq minutes maximum. L’axe Andrano­bevava-Ankoron­drano-Antanimena a été bouché dès 7h30 du matin. La longue file pour rejoindre cet axe a fini au rond point d’Andranobevava, la rocade de Tsarasaotra, sans parler du bouchon du coté Alarobia, Ivandry ou encore Anosiva­vavaka. Les voitures avancent à pas de fourmi pour faire cinquante centimètres à peine. « J’ai pris un taxi de peur d’arriver en retard à mon rendez-vous, je suis arrivé deux heures plus tard à mon entretien. Je ne vous raconte pas ma frustration », raconte une autre personne coincée du coté Ambanidia- route circulaire, pour aller à Ankorondrano.

Travaux de nuit
La fermeture d’une portion de la route entre le rond point d’Ankazo­manga menant à la bifurcation d’Antoho­madinika a été la cause de tous ces désagréments.

Une réfection de la chaussée longue de 600 mètres environ et une mise à niveau des trottoirs se tiennent depuis hier. Ceux qui viennent des 67ha pour rejoindre Ankoron­drano doivent ainsi prendre le détour à Antanimena, ceux en provenance d’Andraharo empruntent le boulevard de l’Europe pour rejoindre Antanimena ou Analakely. Des boucles qui obstruent le passage au niveau des ronds-points d’Antanimena, d’Ankorondrano Jesosy Mamonjy, entraînant des longues files depuis Pochard Analakely, Analamahitsy, Anosivavaka-Ambohima­narina.

Les habituels bouchons à chaque sortie ou entrée des routes nationales ne sont plus à rappeler. Les habitants d’Anosizato, Itaosy, Amboanjobe, Tanjom­bato, Mahazo, Analamahitsy, Talatamaty ont leur lot de souffrance et ont changé leur habitudes en se réveillant encore plus tôt le matin en espérant gagner une demi-heure d’avancée dans les embouteillages.
Les travaux ont été indiqués par la Commune urbaine se dérouler le jour afin d’éviter des coûts supplémentaires pour les travaux de nuit. « Mais n’est-ce pas moindre par rapport à la perte de temps, de carburant, et de stress des habitants de la ville. Une perte qui impacte sur la productivité économique en considérant la motivation, les heures de travail restant, la fatigue, l’absence de concentration, le ratage de rendez-vous et autres », rapporte un observateur.

 

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