Culture

Art Urban – Clipse Teean se dévoile « En vingt-six lettres »

Les lettres prennent un autre caractère et s’enrobent de sens avec la graffiti artiste Clipse Teean. 

Pour la première fois, Clipse Teean laisse découvrir sa personnalité à travers les vingt-six toiles exposées au Chick’n’Art à Ankorondrano. Le vernissage s’est tenu hier à 19 heures.

De A à Z. « En vingt-six lettres », la graffiti artiste Clipse Teean retranscrit sur toile ses perceptions des choses. Elle expose au Chick’n’Art à Ankorondrano, du 13 au 30 juin. Une occasion d’apprécier le « Street art », plus précisément le graffiti, et de connaître un peu plus la personnalité de Mbolatiana L. Raoilison alias Clipse Teean, pendant cette exposition. La jeune femme a décidé, cette fois-ci, de cocher sur toile sa vision des choses, ses perceptions en tant qu’artiste et en tant que femme.

Vingt-six tableaux, en petit format, représentent chacun, les vingt-six lettres de l’alphabet qu’elle a réalisé, en allant plus loin dans son propre style. « La lettre sur chaque toile retranscrit mes ressentis, ma frustration, ma joie, mes sensations. Pour la première fois, je fais découvrir le graffiti, et en même temps Clipse Teean, l’artiste et la femme. Je me suis inspirée de ce que je voyais, je me suis remise en question. Ces tableaux sont les réponses aux questions que les gens me posaient par rapport à moi, mon art, et ma vie en général. La lettre O, par exemple, symbolise mon origine, mon pays», explique-t-elle lors du vernissage, le jeudi 13 juin à 19 heures.

Vu sous un autre œil
« Habituée à voir les graffitis sur les murs, j’ai toujours eu du mal à les comprendre ou à les déchiffrer. Présenté sur des toiles et mis en valeur dans cet endroit magnifique, cet art prend une toute autre allure. En sachant que chaque lettre veut dire quelque chose, on est emmené à regarder les petits détails, les formes, les couleurs pour deviner ce que l’artiste souhaite transmettre. Après, on vient la voir pour en avoir le cœur net, et le contact s’établit tout naturellement. Je viens de faire la connaissance d’une femme touchante et débordante d’imagination », exprime Nicolas Afcharid, content de voir le graffiti sous un autre œil. « Nous identifions les artistes à fort potentiel, et leur proposons d’essayer le concept Chick’n’Art qui se base sur trois piliers à savoir le social, l’économique et le culturel. Clipse Teean fait partie des rares femmes qui s’expriment à travers le graffiti», précise Thierry Michel Ramelison, manager de Chick’n’Art.

 

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