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« Des bulles dans l’océan » – Rencontre avec des bédéistes malgaches

Portant haut l’étendard de la bande dessinée malgache. Pov, Dwa et Tojo Alain représentent une génération de bédéistes passionnés, créatifs et persévérant outre mer.

Tout est question de patience, d’assiduité et de tenacité. C’est ainsi que se décrit dans sa généralité le parcours de ces trois bédéistes que sont William Rasoanaivo dit Pov, et Eric Andriantsialonina dit Dwa à qui l’on doit « Mégacomplots à Tanà » et « Coup d’état à Tamatave ». Ainsi que Tojo Alain qui a récemment sorti sa bande dessinée « Tangala ». Tous trois ont eu l’opportunité d’avoir été édités par la maison d’édition « Des bulles dans l’océan » de Jean Luc Schneider, sise à l’île de la Réunion. Ils sont trois artisans du neuvième art chez qui la passion pour le dessin, l’illustration et surtout la bande dessinée prime sur le reste, partageant leur vision, ainsi que leurs connaissances quant à la pérennité de cet art dans la Grande île auprès des jeunes bédéistes actuels.
Dans le cadre de la douzième édition du festival de la bande dessinée et de l’illustration Gasy Bulles, Dwa et Tojo Alain ont rencontré le public de l’Institut français de Madagascar (IFM) le weekend dernier. Pov résidant à l’île Maurice, l’occasion a été accordée à ses deux camarades de se redécouvrir au public et d’en dire un peu plus sur le métier de bédéiste dans sa généralité. « Un travail de longue haleine, qui se fait essentiellement en équipe, voire à la chaîne. C’est ainsi que l’on peut décrire le processus de création d’une bande dessinée en bonne et dûe forme », confie Dwa en parlant de la réalisation de leurs bandes dessinées.

Un métier avantageux
« Vivre de sa passion n’est pas une mince à faire. Ceci dit, le métier de bédéiste reste parmi ceux des plus honorables. On peut dire que c’est un domaine où l’on peut aisément s’épanouir, puisque cela suscite autant notre imaginaire que notre besoin d’aller à la rencontre d’autrui », souligne Tojo Alain.
Devenus des professionnels confirmés du neuvième art, Pov, Dwa et Tojo Alain ont accordé une grande place à la patience dans leur carrière en tant que bédéistes. De simples bédéphiles parcourant à chaque occasion divers ateliers de dessins au sein des institutions culturelles de la capitale, du Cercle Germano-Malgache à l’Alliance française en passant par l’IFM Analakely, ils se sont avant tout fait connaître en tant que dessinateurs de presse jusqu’à aujourd’hui.
Pov illustre entre autres les actualités au sein de l’Express Maurice et l’Express de Madagascar, Dwa au sein du quotidien Ao Raha et Tojo Alain pour le compte d’un journal local. Dwa d’affirmer « Être bédéiste et vivre à Madagascar dépend de la manière dont vous valorisez votre art. Il importe de saisir chaque opportunité qui s’offre à nous, tout en étant conscient de la valeur de ce que l’on fait », affirme Dwa.

Andry Patrick Rakotondrazaka