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Ankadivato – Deux individus abattus par la police

Arpentant tranquillement la rue avec des pistolets chargés dissimulés sous leurs vêtements, deux individus ont été abattus. Leur bande allait sévir selon la gendarmerie.

Fusillade en plein jour, à Ankadivato. Dans la matinée d’hier, aux alentours de 9h30, deux individus présumés armés sont tombés sous les balles de l’Unité Spécialisée d’Intervention (USI) de la police nationale. Les deux hommes sont âgés d’une trentaine d’années. Un pistolet de marque Mac 50, chargé de huit cartouches, aurait été retrouvé sur l’un des suspects abattus. Son comparse aurait eu pour sa part, une arme de poing de fabrication artisanale, utilisant des cartouches de calibre 12 pour fusil de chasse. En le fouillant, la police a mis la main sur quatre munitions.
« Cette bande a été tenue à l’œil depuis dimanche. Le lendemain, alors qu’elle s’apprêtait à sévir, nous avons pris à contre-pied, l’attaque à main armée qui se préparait », affirme  le commissaire Josué Rakoto­manga, commandant de l’USI. En poursuivant, il souligne  que le gang a été pris en filature. Deux des suspects ont réussi à se glisser à travers les mailles des filets, lorsque la bande s’est heurtée de plein fouet avec les forces de police.
Dans cette affaire, l’USI est néanmoins critiquée par l’opinion publique qui l’accuse d’exécution sommaire. « Les suspects se sont rendus. Ils se sont mis à genou mais ont été quand même abattus », se désole Rivo Rakotomanana.

Neutralisation
Ce chef de famille venait de faire des achats dans un magasin des environs, et était en train d’arpenter les rues du quartier au moment des faits, selon ses explications. « Je me suis mis à l’abri lorsque les balles ont sifflé aux oreilles », enchaîne-t-il.
En y apportant sa version, le commandant de l’USI explique que les deux individus auraient dégainé leurs armes de poing, obligeant ses éléments à ouvrir le feu. « Nous avons fait des injonctions. Les suspects ont été sommés de mettre les mains sur la tête et de s’agenouiller, mais ils n’ont pas obtempéré. Au contraire, ils ont sorti leurs armes. Du coup, nous étions contraints de les neutraliser », a lâché le commissaire Josué Rakotomanga.
Interrogé sur le prétendu acte de banditisme qui allait être perpétré, le commandant de l’USI soutient que la cible de cette escouade d’individus armés n’est pas encore connue. « La police ne va pas attendre qu’ils fassent des victimes avant d’entrer en action. Il a fallu d’emblée intervenir », tonne-t-il. La police techni­que et scientifique ainsi que la brigade criminelle se sont rendues sur les lieux de la fusillade, pour faire des prélèvements d’indices et d’empreintes.

Seth Andriamarohasina