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Editorial

Aux feux aux feux

La circulation sera organisée à Analakely et à Ambohijatovo à partir de ce dimanche. L’idée n’est pas du tout mauvaise et il fallait y penser depuis longtemps vu le temps qu’on perd dans ce labyrinthe à toute heure. Un véritable blocage dans le développement économique.

La réorganisation semble toutefois compliquée en théorie. Il faut la juger sur pièce pour voir de quoi cela retourne. Il faut dire également qu’on n’a pas beaucoup de solution dans une agglomération où les infrastructures sont surannées et où la population vit dans une anarchie inénarrable produit des révolutions successives lesquelles ont rongé tour à tour le socle de la discipline. Même au volant d’une voiture luxueuse, le respect du code de la route et des autres fout le camp. C’est pour cette raison que toute réforme est difficile et compliquée. Il faut saluer le courage du maire d’Antananarivo qui essaie de toucher à un sujet que tout le monde croit immuable et sacré. Pour beaucoup l’embouteillage fait partie du patrimoine de la ville qu’oser y toucher peut ressembler à un crime. C’est pour cela qu’on incrimine le téléphérique alors que le ciel pourrait être la solution du désengorgement de la circulation sur terre. Il en est de même du train urbain, du tramway…

Toutes les grandes villes africaines sont déjà à l’heure du métro et du transport sous terre et dans l’air. Les feux tricolores sont systématiques dans toutes les grandes agglomérations. Les derniers feux tricolores à Antananarivo ont disparu en 1997.

On va faire du surplace en fait faute de moyens adéquats. Mais il faut comprendre également qu’il y a plus de voitures que le réseau routier le permet à Antananarivo. À preuve si jadis les embouteillages n’ont lieu que pendant les heures de pointe et à quelques endroits, aujourd’hui ils sont permanents et partout.

On aura beau chercher une solution à Ambohijatovo et à Analakely, le problème se déplacera ailleurs étant donné que les véhicules venant d’Ambohijatovo, de Faravohitra, d’Ambondrona, vont converger vers le nouveau rond point au niveau du RM1. Un goulot d’étranglement risque de s’y créer.

Il y a longtemps qu’il fallait réorganiser la circulation à Tana mais il faut mettre en même temps tous les accessoires nécessaires pour la fluidité du trafic. Et réduire les véhicules en circulation. Avec le nombre de motos, de charrettes, de bajaj qui circulent, les voitures sont condamnées à disparaître.

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