Transport aérien - L’entrée sur le territoire autorisée pour certaines personnes


L’État révise les mesures sur la fermeture des frontières. Le territoire restera ouvert à certaines personnes en provenance de l'étranger. Nouvelle mesure. Finalement, les frontières ne sont pas, totalement, fermées aux voyageurs en provenance de l’étranger. L’État a accordé des exceptions à certaines personnes, à en croire le communiqué du Conseil des ministres du 12 mai. « Les diplomates qui travaillent et résident à Madagascar, les experts des industries stratégiques qui travaillent avec l’État, les missionnaires d’État, ceux du Système des Nations Unies et leurs agents, et les athlètes malgaches qui représentent le pays à des compétitions internationales, sont autorisés à entrer au pays », détaille ce communiqué. Un comité regroupant quatre ministères, à savoir, le ministère des Transports, de la Santé publique, des Affaires étrangères et le ministère du Commerce et des industries, se concertera pour la délivrance des autorisations. Le Conseil des ministres du 21 avril a, pourtant, édicté « que plus aucun voyageur venant de l’étranger ne pourra entrer à Madagascar, quel que soit le lieu de départ». Ceci, pour éviter que d’autre variant du coronavirus ne débarque à Madagascar, notamment, le variant Indien qui fait des ravages en Inde et qui est classé par l’OMS dans la catégorie des « variants préoccupants », avec un « taux de transmission » élevé et une « hausse rapide de la prévalence ». Il tue environ quatre mille personnes par jour dans ce pays. Problématique Ce virus est, malheureusement, déjà présent dans une quarantaine de pays, comme la France, La Réunion, et même en Afrique, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Des cas de variant Indien ont été détectés en Afrique du Sud, au Kenya, au Maroc. Le fait que ces voyageurs soient des « diplomates », des « experts des industries stratégiques », ou « des missionnaires d’État », ne diminue pas à néant le risque de transport d’un autre variant du virus de Covid-19 jusqu’à Madagascar. Le virus ne choisit pas ses victimes. Tout le monde peut le contracter. Et l’arrivée du variant indien du coronavirus à Madagascar sera problématique. L’Inde, très durement frappée par l’épidémie de coronavirus avec près de trois cent mille nouveaux cas détectés en 24 heures, fait face à un manque cruel d’oxygène. Cela ne pourra pas être mieux à Madagascar. Déjà avec cinq cents cas d’hospitalisation de cas graves, les hôpitaux ont été débordés, des patients ont été repoussés aux portes d’entrées et certains ont succombé, car l’oxygène médical manquait. Néanmoins, l’État va prendre des mesures pour éviter la propagation d’un autre variant à Madagascar, comme cela a été le cas pour le variant Sud-africain. Les voyageurs doivent présenter le résultat d’un test PCR effectué 72 heures avant l’arrivée, et refaire un test à l’arrivée. Ils resteront en quarantaine pendant huit jours. En cas de résultat positif du test PCR, leur confinement s’étalera à quatorze jours. Les frontières resteront fermées aux touristes, aux personnes qui souhaitent visiter leur famille ou passer des vacances et celles qui vont assister à des funérailles.
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