Culture

Musique rap – Le beatmaker local manque

Rakam Andria, propriétaire du studio Rakam Records, se lance dans la création de beatmaker local.

Rakam Records, un studio d’enregistrement qui exploite le « rap gasy », projette de produire des instrumentaux composés à Madagascar pour pallier l’utilisation de beatmakers piqués sur internet.

Du pur « rap gasy ». Mettre le rap local sur un nouveau piédestal, telle est l’ambition de Rakam Records en se focalisant sur la création de beatmaker authentiquement malgache. « Je constate que le beatmaker local manque ou est peu valorisé. Certains rappeurs locaux ont la fâcheuse habitude de piquer un instrumental sur internet. De là nous vient l’idée de nous focaliser sur la création d’instrumentaux créés à Madagascar. Ce projet est en gestation et la fin du confinement verra sa concrétisation. Cela valorisera davantage notre rap », explique Rakam Andria, propriétaire du studio Rakam Records, sis à Ambohibao.

Rakam Andria s’est spécialisé dans du « rap gasy » depuis l’ouverture de son studio en 2007. Il a déjà travaillé avec des chanteurs reconnus comme Karnaz, Kougar, Eskwad, Tonton Jess, pour ne citer qu’eux. Depuis le début du confinement, Rakam Records travaille avec des jeunes talents ayant du potentiel dans le domaine du rap. « De nombreux jeunes rêvent de devenir artiste. Mais, il faut de la persévérance pour percer et être professionnel. Ils ont besoin des expériences de leurs aînés. Favoriser les échanges mène vers l’excellence », constate Rakam Andria.

Avec ses poulains et la création de beatmaker local, Rakam Records compte séduire le public avec du « rap gasy » plus authentique qu’auparavant.

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