Océan indien

Attaques de requins – La Réunion septième pays affecté

Vingt-quatrième attaque et la 11e mortelle depuis la «crise requins» de 2011. L’île sœur, visitée par quarante mille Mauriciens en moyenne annuellement, a replongé dans le cauchemar des dents de la mer depuis le jeudi 9 mai. Jour où un surfeur expérimenté a été attaqué par un squale, qui lui a arraché une jambe,
alors que sa compagne et la maman de celle-ci se trouvaient sur la plage au moment du drame. Le corps de Kim Mahbouli, 28 ans, a ensuite été repêché plus tard au port de Saint-Leu, à l’Ouest de La Réunion. La nouvelle a été diffusée dans le 20h de TF1, présenté par Anne-Claire Coudray, vendredi.
Avec quarante six attaques, l’île de La Réunion, qui se trouve à 35 minutes de vol de Maurice, arrive tristement deuxième, derrière l’Afrique du Sud (deux cent cinquante cinq attaques) au tableau des vingt pays d’Afrique où des cas ont été répertoriés. Et, septième sur le plan mondial (les États-Unis arrivent en pole position avec mille quatre cent quarante et un cas). Ce, si l’on en croit l’Inter­national Shark Attack File, base de données couvrant toutes les attaques de requins connues dans le monde, du début du XVIe siècle à aujourd’hui et compilée par le Florida Museum of Natural History et l’American Elasmobranch Society. Maurice ne figure pas sur ce tableau.
Alors que La Réunion tente de lutter contre cette crise depuis bientôt une décennie, on ne peut s’empêcher de revenir sur la décision rendue le 30 avril par le Tribunal de l’Environ­nement suivant l’appel fait par l’Association des Hôteliers et Restaurateurs de l’île Maurice (AHRIM) entre autres usagers de la mer, contre le ministère de l’Environnement.
Cette instance présidée par Vedalini Phoolchund-Bhadain et dont les deux assesseurs sont Ranjeet Bhagooli et Pravin Manna, a donné gain de cause
aux plaignants qui contestaient l’octroi d’un permis d’Environmental Impact Assessment à la société Growfish. Celle-ci envisageait d’installer une ferme aquacole au large de Bambous, sur la côte Ouest. Parmi les principaux arguments qui ont pesé en faveur de l’AHRIM et les autres usagers de la mer.

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