Social

Analakely – Tollé des marchands de légumes

Des marchands de légumes à Analakely arrivent sur leur lieu de travail, désemparés, hier matin. Leurs marchandises et leurs étals ne sont plus à leur place,
un box de 3 sur 6 mètres y est en cours d’installation. « Il ne reste plus rien de mes produits. Comment je vais faire pour payer mes fournisseurs ? », annonce en pleur Hélène Razafindrangita qui évalue à 200 000 ariary, au moins, sa perte. Ces commerçants ont l’habitude de laisser ces denrées sur place, tous les soirs, en payant des hommes pour assurer leur sécurité. Dans la nuit de dimanche à lundi, des personnes ont mis en place la fondation de ce box qui servirait de boucherie. « Vous auriez dû nous informer à l’avance pour que nous puissions prendre les mesures appropriées », a reproché Rindra Rakotomalala, commerçant, à Narcisse Rakotonan­drianina, président des bouchers qui a appuyé la demande de construction à la commune urbaine d’Antananarivo. Une demande qui a obtenu un avis favorable, pour un contrat de bail de 5 ans.
Le ton est vite monté entre les deux parties. D’un côté, les marchands de légumes réclament à ce boucher de les indemniser et déclarent qu’on les a dupés pour que ce projet voie le jour.
« Il y a trois mois, on nous a demandé d’inscrire nos noms sur un papier et de signer, sans explication claire. Puis, plus tard, une deuxième signature a été demandée. Dans cette dernière lettre, on nous appelle à accepter de nous déplacer, pour la bonne réalisation des travaux de réhabilitation de la buse à côté. Si on réfléchit bien, c’est pour construire ce box qu’on nous a fait signer ces documents », se plaint Vero Razafin­drangita, vendeuse de légumes. De l’autre côté, le président des bouchers affirme qu’ils ont été informés.
Les observateurs ont également leurs mots à dire.
« Le plan d’urbanisme n’est plus respecté. La commune donne tous les espaces libres dans le centre ville pour construire des commerces. C’est l’anarchie totale », réagit Nirina Randrian­jaka, habitant de la ville. Un responsable technique auprès de la commune explique que si des projets visent à améliorer la ville d’Antananarivo, ils obtiennent feu vert.

1 commentaire

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter

  • Semer le trouble c’est bien l’œuvre du Maire de la CUA oui normale puis qu’elles ne pensent qu’à ses propres intérêt avant tout non celui de la population !! Faire tout sans demander le consentement du peuple! Le mot démocratie n’existe pas pour elle ! Et comment veulent-ils gagner dans toute élection si en voici leur caractère sans honte à ne pas oublier que Marc Ravalomanana et le conseiller du Maire de la CUA qui est sa femme