COUPURE D’ÉLECTRICITÉ - Des cours suspendus depuis des mois à l’université d’Antananarivo


Faute d’électricité dans les salles, des cours sont suspendus dans plusieurs établissements de l’université d’Antananarivo. Étudiants et enseignants semblent désemparés face à cette situation qui n’a que trop duré. Des étudiants de la faculté des Sciences à l’université d’Antananarivo, ont quitté le campus plus tôt que prévu, hier matin. Les cours qu’ils devaient assister ont été annulés. Leur salle n’est pas électrifiée. « Notre salle est alimentée avec un groupe électrogène, étant donné que l’alimentation électrique de la Jirama est coupée. L’établissement est à court de moyen pour l’achat de gasoil, pour faire fonctionner ce groupe. Alors que l’électricité est essentielle. Que ce soit pour la projection des cours, l’alimentation des ordinateurs pour effectuer des programmations. Même le wifi ne fonctionne pas, alors qu’on en a besoin pour faire des recherches et pour télécharger des cours», témoignent Safidy et son ami, des étudiants de l’Institut des sciences et techniques nucléaires. La panne d’un transformateur, survenue au mois de novembre 2022, a coupé l’électricité sur la partie Est du campus universitaire. Des bâtiments de la faculté des Sciences, de l’École supérieure Polytechnique à Antananarivo (ESPA), et de l’Ecole supérieure des Sciences agronomiques (ESSA) à Ankatso sont touchés par cette coupure. Des établissements ont acheté un groupe électrogène, d’autres ont procédé aux locations, pour assurer la poursuite de leurs activités. Mais l’un ou l’autre, le prix de revient serait très cher. Casse-tête Les ressources des établissements se tarissent. « Cela fait près de cinq mois, que nous n’avons presque plus de cours. Les enseignants ne peuvent pas travailler sans vidéo projecteur. Si ce problème n’est pas réglé, dans le plus bref délai, c’est le premier semestre de cette année universitaire qui sera gâché », lance Jean Richel Ranaina, étudiant de l’ESSA. Le rattrapage de tous ces temps de cours perdus est un casse-tête pour les enseignants. « Le bouleversement du programme est problématique. Il faut une énorme reprogrammation, une fois que l’alimentation électrique reprenne. Nous ne savons pas encore comment y remédier », indique un enseignant à l’ESSA. Les présidents des associations des étudiants à l’université d’Antananarivo ont déjà évoqué ce problème au ministre, la professeure Elia Béatrice Assoumacou, lors de leur rencontre au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique à Fiadanana, samedi. Cette dernière leur aurait promis des solutions, dès cette semaine. Les étudiants préviennent que si ce problème n’est pas résolu, cette semaine, ils entameront une manifestation, la semaine prochaine.  
Plus récente Plus ancienne