La valeur des prix d'importation des coqs a connu une hausse. La base taxable varie entre 350 et 400 euros. Des tarifs qui indignent plus d'un. Le bureau des douanes d'Ivato a sorti un avis au public stipulant la valeur des prix des coqs, poules et poussins. Un avis au public, sorti le 6 juillet 2016, explique que « suite à des études et des recherches sur la filière, le prix sur le marché d'un coq de combat est aux environs de trois millions d'ariary soit 833 euros. Le bureau tient compte d'une marge bénéficiaire de 10%, s'agissant d'une activité achat-revente, ainsi que d'autres frais inhérents à la procédure de dédouanement, il a été proposé de pratiquer le prix de 500 euros par coq. Suite aux explications apportées par des propriétaires (ndlr : de coqs), le prix doit varier selon la qualité et l'origine des animaux, coûts variant entre 150 et 200 euros FOB (ndlr : Free on board / sans frais à bord). Aussi, le bureau accepte-t-il 350 à 400 euros par tête, valeur CAF (ndlr : Coût, Assurance, Fret) comme valeur de référence ». Auparavant, cette valeur de référence des taxes d'importation des coqs de combat variait entre 20 et 50 euros par tête. « Cette mesure d'augmentation des taxes sur les coqs de combat est justifiée par le fait de la nécessité d'améliorer les recettes de l'État, dans un pur respect des procédures », explique Haja Miarintsoa Rakotoarimalala, receveur des douanes d'Ivato. « Il y a en outre le dynamisme que représentent actuellement les activités d'importation des coqs de combat », ajoute-t-il. Le receveur précise en outre que les 350 à 400 euros par coq représentent la base taxable dont 49% constituent les droits et taxes par tête. Vices de forme Le tarif douanier en vigueur explique cependant, que le coq gallus gallus ou gallus domesticus, classifié à la section I, chapitre I, sous-chapitre V, est exonéré de droits de douanes et de TVA s'il se trouve dans la classification des moins de 185g, est de race pure et est destiné pour la reproduction. Le bureau des douanes Ivato ne se base pas en effet sur les certificats d'origine et des certifications de qualité pour évaluer les valeurs transactionnelles, c'est-à-dire les valeurs liées à la qualité, quantité et origine. Selon toujours le tarif douanier, la base de taxation s'applique aux coqs de combat pesant plus de 185g. Le prix d'un coq de combat, provenant de la Réunion ou de Thaïlande, en valeur FOB varie entre 50 à 2000 euros, selon l'âge, l'origine et le palmarès. Un connaisseur qualifie cette mesure d'« absurde ». « Pourquoi ne suit-on pas seulement la nomenclature stipulée dans la loi de Finances », se demande-t-il « La taxe doit être basée sur la valeur déclarative sur facture des marchandises. Pourquoi les poussins ne suivent-ils pas cet avis public lancé par le bureau des douanes Ivato, alors qu'il est écrit à l'objet que c'est un avis qui s'adresse aux importateurs de coqs, poules et poussins », continue-t-il. En effet, l'importation de poussins d'un jour ne suit pas cette règle de 49% des 350-400 euros de bases de taxations car on apprend qu'un poussin d'un jour est à zéro taxe et aux environs de un euro pour un poussin importé de dix jours. Le troisième vice de forme dans cet avis public sur les nouvelles taxes réside dans le fait qu'il ne s'applique pas sur toutes les frontières du pays. Les valeurs de référence ne sont pas les mêmes pour le bureau des douanes de Toamasina. Enchères publiques Quatorze mâles et une femelle ont fait l'objet d'une vente aux enchères à la criée la semaine dernière au bureau des douanes d'Ivato. « Le propriétaire, les ayant importés de la Réunion, dit, ne pas avoir les moyens nécessaires pour dédouaner les animaux », a expliqué le receveur des Douanes. Ce dernier, montrant en effet, une lettre manuscrite signée par ledit propriétaire, ayant pour objet : abandon de colis en fret, précise que, vu l'urgence justifiée, pour le bien être des coqs, car s'agissant d'animaux devant se nourrir trois fois par jour, l'avis de vente aux enchères publiques a été lancé rapidement. Le propriétaire devait payer 171 euros par coq, soit près de 9 000 000 Ar pour les quatorze coqs et une poule, selon la base de calcul de 49% des 350 euros de base de taxation. Un coq de combat, en bonne santé, s’est alors vendu entre 200 000 à 250 000 ariary, au grand bonheur des connaisseurs qui n'ignorent pas la qualité ainsi que la race des coqs qu'ils ont obtenu à « très bas prix » selon un propriétaire de coqs de combat, venu aux enchères publiques. Et le receveur des douanes d'ajouter que c'est la première fois, depuis qu'il est à la tête du bureau des douanes, qu'on assiste à une vente aux enchères publiques de coqs. Harilalaina Rakotobe/ Mirana Ihariliva
La valeur des prix d'importation des coqs a connu une hausse. La base taxable varie entre 350 et 400 euros. Des tarifs qui indignent plus d'un. Le bureau des douanes d'Ivato a sorti un avis au public stipulant la valeur des prix des coqs, poules et poussins. Un avis au public, sorti le 6 juillet 2016, explique que « suite à des études et des recherches sur la filière, le prix sur le marché d'un coq de combat est aux environs de trois millions d'ariary soit 833 euros. Le bureau tient compte d'une marge bénéficiaire de 10%, s'agissant d'une activité achat-revente, ainsi que d'autres frais inhérents à la procédure de dédouanement, il a été proposé de pratiquer le prix de 500 euros par coq. Suite aux explications apportées par des propriétaires (ndlr : de coqs), le prix doit varier selon la qualité et l'origine des animaux, coûts variant entre 150 et 200 euros FOB (ndlr : Free on board / sans frais à bord). Aussi, le bureau accepte-t-il 350 à 400 euros par tête, valeur CAF (ndlr : Coût, Assurance, Fret) comme valeur de référence ». Auparavant, cette valeur de référence des taxes d'importation des coqs de combat variait entre 20 et 50 euros par tête. « Cette mesure d'augmentation des taxes sur les coqs de combat est justifiée par le fait de la nécessité d'améliorer les recettes de l'État, dans un pur respect des procédures », explique Haja Miarintsoa Rakotoarimalala, receveur des douanes d'Ivato. « Il y a en outre le dynamisme que représentent actuellement les activités d'importation des coqs de combat », ajoute-t-il. Le receveur précise en outre que les 350 à 400 euros par coq représentent la base taxable dont 49% constituent les droits et taxes par tête. Vices de forme Le tarif douanier en vigueur explique cependant, que le coq gallus gallus ou gallus domesticus, classifié à la section I, chapitre I, sous-chapitre V, est exonéré de droits de douanes et de TVA s'il se trouve dans la classification des moins de 185g, est de race pure et est destiné pour la reproduction. Le bureau des douanes Ivato ne se base pas en effet sur les certificats d'origine et des certifications de qualité pour évaluer les valeurs transactionnelles, c'est-à-dire les valeurs liées à la qualité, quantité et origine. Selon toujours le tarif douanier, la base de taxation s'applique aux coqs de combat pesant plus de 185g. Le prix d'un coq de combat, provenant de la Réunion ou de Thaïlande, en valeur FOB varie entre 50 à 2000 euros, selon l'âge, l'origine et le palmarès. Un connaisseur qualifie cette mesure d'« absurde ». « Pourquoi ne suit-on pas seulement la nomenclature stipulée dans la loi de Finances », se demande-t-il « La taxe doit être basée sur la valeur déclarative sur facture des marchandises. Pourquoi les poussins ne suivent-ils pas cet avis public lancé par le bureau des douanes Ivato, alors qu'il est écrit à l'objet que c'est un avis qui s'adresse aux importateurs de coqs, poules et poussins », continue-t-il. En effet, l'importation de poussins d'un jour ne suit pas cette règle de 49% des 350-400 euros de bases de taxations car on apprend qu'un poussin d'un jour est à zéro taxe et aux environs de un euro pour un poussin importé de dix jours. Le troisième vice de forme dans cet avis public sur les nouvelles taxes réside dans le fait qu'il ne s'applique pas sur toutes les frontières du pays. Les valeurs de référence ne sont pas les mêmes pour le bureau des douanes de Toamasina. Enchères publiques Quatorze mâles et une femelle ont fait l'objet d'une vente aux enchères à la criée la semaine dernière au bureau des douanes d'Ivato. « Le propriétaire, les ayant importés de la Réunion, dit, ne pas avoir les moyens nécessaires pour dédouaner les animaux », a expliqué le receveur des Douanes. Ce dernier, montrant en effet, une lettre manuscrite signée par ledit propriétaire, ayant pour objet : abandon de colis en fret, précise que, vu l'urgence justifiée, pour le bien être des coqs, car s'agissant d'animaux devant se nourrir trois fois par jour, l'avis de vente aux enchères publiques a été lancé rapidement. Le propriétaire devait payer 171 euros par coq, soit près de 9 000 000 Ar pour les quatorze coqs et une poule, selon la base de calcul de 49% des 350 euros de base de taxation. Un coq de combat, en bonne santé, s’est alors vendu entre 200 000 à 250 000 ariary, au grand bonheur des connaisseurs qui n'ignorent pas la qualité ainsi que la race des coqs qu'ils ont obtenu à « très bas prix » selon un propriétaire de coqs de combat, venu aux enchères publiques. Et le receveur des douanes d'ajouter que c'est la première fois, depuis qu'il est à la tête du bureau des douanes, qu'on assiste à une vente aux enchères publiques de coqs. Harilalaina Rakotobe/ Mirana Ihariliva