Economie

Industrie sucrière – Deux audits en cours chez la Sirama

La Sirama va se remettre de ses difficultés financières, selon son DG hier.

La sécurisation du patrimoine et l’assainissement au niveau de la société de production de sucre Sirama prennent effet d’après son nouveau DG.

Pour un redres­sement rigoureux. Les ressources humaines, la trésorerie, ainsi que les infrastructures sont immédiatement concernées par la politique d’austérité à mettre en œuvre chez la Sirama, d’après son nouveau DG, le général de brigade Mamy Ramananarivo. Expliquée hier, la situation financière et matérielle de la Sirama oblige à un redressement inévitable. Le nouveau DG de cette société anonyme de production de sucre à participation de l’état et comptant quatre actionnaires parle d’une réorientation. Selon lui, « Deux audits sont déjà menés. Il y a d’une part l’audit foncier sur toutes les propriétés domaniales de la société dont le début a eu lieu au site de Nosy-Be. D’autre part, l’audit de gestion va permettre de détecter le style managérial à adopter pour réorienter définitivement l’entreprise et vérifier les composantes de ses ressources humaines, financières et matérielles ». D’après ce qui a été révélé hier, la Sirama ou Siramamy Malagasy travaille avec l’entreprise privée Coplant, laquelle est le locataire d’une partie des propriétés terriennes de la Sirama. Dans les deux sites opérationnels que comptent la Sirama actuellement, à Nosy-Be et à Brickaville, des cultures de maïs sont prévus mais la société va également cultiver de la vanille, du girofle et d’autres produits de rente destinés à l’exportation. « Ce choix de privilégier la culture dont les récoltes seront commercialisées vise à renflouer les caisses de la Sirama. Tout sera revu et contrôlé pour redonner une santé financière car l’entreprise, la Sirama comme toute entité, connait des dépenses et des recettes. Les dépenses futiles seront bannies. Les recettes augmenteront avec le projet de cultiver toutes les terres arables de la société par des produits de rente exportables », précise le général de brigade Mamy Ramananarivo.

Production

Environ 6000 ha de terres appartiennent à la Sirama dans l’île de Nosy-Be. Assistée de la présidente du conseil d’administration de la société, Vahinisoa Seheno Ranoelimanana, le nouveau DG fait « appel à tous les exploitants et occupants illicites des terrains de la Sirama à justifier leur présence sur les lieux car tout sera assaini ». Selon toujours le nouveau DG, « des imposteurs et falsificateurs ont longtemps décidé en maîtres dans les champs lointains de la Sirama et beaucoup de gens sont induits en erreur et ne connaissent pas que les surfaces qu’ils occupent sont des propriétés originales de la Sirama ». L’audit foncier, commencé à Nosy-Be dès le mois d’août 2019 va s’étendre sur toutes les terres de la Sirama jusqu’à Brickaville. Dans cette localité, la société privée SASM prévoit de produire ses premières quantités de sucre en avril. Détentrice de 30% du capital de la SASM ou Société Agricole et Sucrière de Madagascar, la Sirama y est encore actionnaire. La Sirama va continuer à employer l’ensemble des cultivateurs sur ses champs à l’occasion du grand projet agricole auquel se lance la société afin de recouvrer son équilibre budgétaire à long terme.