Monde

Coronavirus – Le bilan des victimes explose en Chine

Le port de masque et la prise de température fait désormais partie du quotidien des Pékinois.

Deux cent cinquante quatre décès supplémentaires, hier. Le nombre de nouveaux cas a aussi augmenté, passant à quinze mille cent cinquante deux.

La Chine a annoncé hier plus de quinze mille contaminations supplémentaires par le coronavirus. Un bond record dû à une nouvelle définition plus large des cas d’infection, dépeignant une épidémie plus grave que rapporté jusqu’à présent.

Ailleurs en Asie, pour la première fois une quarantaine a été édictée au Vietnam, dans une commune située près de Hanoï.

Le Japon a lui annoncé le premier décès sur son territoire d’une personne contaminée, une octogénaire. C’est le deuxième enregistré hors de Chine (qui concentre 99,9% des morts du virus dans le monde) après celui d’un Chinois aux Philippines.

En Chine, sous forte pression de l’opinion qui leur reprochait leur gestion de la crise, les deux chefs du Parti communiste chinois (PCC) pour la province du Hubei (centre), berceau de l’épidémie, et Wuhan, son chef-lieu, ont été limogés.

Ils laissent derrière eux une situation difficile. La Commission nationale (ministère) de la Santé a annoncé hier quinze mille cent cinquante deux nouveaux cas et deux cent cinquante quatre décès supplémentaires. Il s’agit, de loin, des plus fortes augmentations journalières depuis le début de la crise en décembre.

Ces chiffres sont le signe d’une sous-estimation de l’ampleur de l’épidémie, qui a officiellement contaminé près de soixante mille personnes et fait mille trois cent soixante sept morts en Chine continentale. Mais paradoxalement ils ne sont pas forcément synonyme d’une aggravation.

Ils sont surtout dus à une nouvelle définition, plus large, des cas d’infection par les autorités sanitaires du Hubei – qui concentre l’essentiel des cas (quatorze mille huit cent quarante) et des morts (deux cent quarante deux) supplémentaires.

Dorénavant, les malades de la province « diagnostiqués cliniquement » sont aussi comptabilisés. En clair, des patients suspects ayant subi une simple radio pulmonaire pourront désormais être considérés comme des malades « confirmés ». Jusqu’à présent, un test d’acide nucléique était indispensable…

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