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Anosibe – Il tue sa femme et fait trois blessés

La  dépouille  de  la  défunte  est  gardée  dans  cette maison  familiale  à  Anosipatrana

Une femme meurt poignardée par son mari qui a encore blessé trois autres personnes, dans la nuit de mercredi à hier, à Anosibe. Ce fou furieux a été jeté en prison.

Un crime dépassant l’entendement. Ayant tué au couteau sa femme âgée de 32 ans, un homme de 27 ans, a été incarcéré à Tsiafahy, hier. En plus de ce meurtre odieux, ce prévenu a encore blessé une fillette et le couple propriétaire de leur maison.

Cette agression mortelle est survenue dans la nuit de mercredi à hier, dans un foyer à Anosibe Ouest. Un couteau a été retrouvé planté sur la poitrine de la victime en plus d’une estafilade sur son menton. Cette trentenaire avait également la langue coupée.

Cette nuit-là, aux environs de 21h30, le couple blessé s’est réveillé quand il a entendu des gémissements. Sur le moment, le poignardeur en furie s’est tourné vers eux. Il a transpercé la joue de la dame et fauché son mari. Tous les deux se trouvent actuellement à l’hôpital.

Plainte

Alerté, l’entourage a accouru vers le lieu pour appréhender l’agresseur qui s’est immédiatement sauvé. Une fois qu’il l’a arrêté, il l’a désigné à une vindicte populaire. Heureusement que la police du service anti-gang est arrivée pour l’évacuer et amener rapidement.

Dans le noir, vers 23h, les filles de la défunte ont accouru jusqu’à Anosipatrana pour aviser leur famille élargie. Celle-ci, s’est précipitée à Anosibe où elle a retrouvé la mère de ces enfants inanimée et en sang sur le lit. Selon elle, c’est la police qui a retiré le couteau enfoncé près du cœur de cette victime.

« Pressé de questions à la BC5, le jeune homme a reconnu avoir lardé sa femme, ainsi que les occupants. Pendant presque une année, il se disputait souvent avec sa femme et en est venu aux mains avec elle. Il en aurait assez de sa moquerie répétitive. Ce qui l’aurait finalement conduit à mettre fin à sa vie. Il a également cherché à tuer les propriétaires de leur habitation », raconte la brigade criminelle de cinquième section qui l’a enquêté.

Les victimes et la famille de la défunte ont tous porté plainte contre ce meurtrier présumé. Traduit rapidement devant le Parquet auprès du tribunal de première instance d’Antananarivo, il a directement été mis sous les verrous, à la maison de force de Tsiafahy.