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Chronique

Entretien routier

On se souvient que le régime de Marc Ravalomanana avait mis la route en exergue sur un ancien billet de 10.000 ariary. Hélàs, les putschistes de 2009 prétendirent que «la route ne se mange pas». Elle ne se mange tellement pas que, quatorze ans plus tard, les routes nationales n’ont plus de «route» et encore moins de «nationale» que le nom.
À chaque période de rentrée, les témoignages des voyageurs affluent sur les réseaux sociaux. Et ils sont accablants : telle cette vidéo qui montre la traversée à gué par un camion qui finira par se renverser sur l’autre rive.
Aucun mensonge officiel ne pourra transformer ces images catastrophiques en réalisations triomphantes d’un régime plus prompt à inaugurer des débuts de chantier d’autoroute qu’à réceptionner des travaux finis, d’un simple pont à double voie.
À ceux qui ont pu penser que la route ne se mange pas, on espère que le bon sens élémentaire présentera à l’imbécilité populiste une addition pour solde de tout compte.
Annexe : les dispositions originelles du premier décret fixant le statut du FER (le Fonds d’Entretien Routier créé en 1997), sachant que ledit décret a fait l’objet de plusieurs modifications et amendements jusqu’à l’abrogation finale de 2019.
Article 5 du décret 98-268 du 26 mars 1998 portant Statut du Fonds d’Entretien Routier : Le FER encaisse par l’intermédiaire du Trésor Public, les recettes collectées :
– Provenant des prélèvements effectués sur les prix des carburants et lubrifiants dont le pourcentage est prévu dans la loi des finances ;
– Provenant des produits des amendes sur les charges à l’essieu ;
– Provenant des redevances liées à l’usage de la route ;
– Ainsi que les contributions existantes ou à créer destinées à l’entretien routier que pourraient lui
verser les Collectivités Territoriales Décentralisées ou les Bailleurs de Fonds tant intérieurs qu’extérieurs.
Article 14 du même décret 98-268 du 26 mars 1998. Les ressources du FER :
– Tout au partie des prélèvements effectués sur les prix des carburants et des lubrifiants ;
– Toute redevance sur les charges à l’essieu ;
– Toutes redevances liées à l’usage de la route ;
– Toutes contributions destinées à l’entretien routier que pourraient lui verser l’État, les Collectivités
Territoriales Décentralisées et les Bailleurs de Fonds d’Entretien Routier tant intérieurs qu’extérieurs.

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