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Kidnapping – Les ravisseurs louent une villa à Nanisàna

Le lieutenant-colonel Tahina Ravelomanana, commandant de la section des recherches criminelles.

Des kidnappeurs ont séquestré leurs victimes dans une villa à Nanisàna, selon la section des recherches criminelles. Chacun a sa propre tâche.

Des plus organisés. Des kidnappeurs fichés dans le tableau de chasse de la section des recherches criminelles de la gendarmerie ont été impliqués dans des rapts commis en 2017, 2018 et 2019. Objets de trois dossiers judiciaires, surtout de l’enlèvement de Navaze Veldjee, le patron de Vel’ Optic, cinq d’entre eux, dont trois femmes, viennent d’être livrés au parquet du Pôle anti-corruption (Pac) aux 67 ha, hier.

Ce gang a loué une villa, du côté de Nanisàna, où il avait détenu ses proies. La gendarmerie est en train de pousser encore plus ses investigations, pour identifier toutes les personnes trempées dans ce crime. Concernant ces cinq premiers suspects déjà entre les mains de la Justice, chacun d’eux avait sa propre responsabilité, comme lors du kidnapping de Navaze.

« Pour les femmes, l’une s’occupait de l’achat de puces pour communiquer, l’autre était messagère, et la dernière se chargeait de tout ce qui est finance. Elle paie le loyer et les frais de location des voitures utilisées », raconte la gendarmerie.

Cerveau
Un des deux hommes a cuisiné pour l’équipe et la personne séquestrée. Il percevrait 50 000 ariary par jour, indique le lieutenant-colonel Tahina Ravelomanana, commandant de la section saisie de l’enquête. Aucun détail n’a, par contre, filtré quant aux armes de ces criminels.

Navaze Veldjee a été libéré après que sa famille a versé une forte rançon, dont le montant et le lieu de transaction ont été connus grâce à la filature.

Depuis l’enlèvement du patron de Vel’Optic, en décembre 2019, la section des recherches criminelles a identifié et pisté de près les auteurs. Le coup de filet a commencé le 7 janvier où deux hommes ont été piégés à Androndrakely et à Ankadimbahoaka.

Puis le 9 janvier, les trois femmes se sont fait arrêter, et le lendemain, le cuisinier a, à son tour, été chassé, à Nanisàna. Ils auraient donc été six personnes à être traduites devant le Parquet, mais l’un a été tué par balle après avoir blessé un gendarme et tenté de s’évader. Il a été amené à Manjakan­driana, le 10 janvier, pour guider les gendarmes vers un cerveau, quand il a essayé de s’enfuir et a fini par être abattu.

Il était celui qui avait réussi à s’enfuir au cours d’une terrible fusillade à Anosivavaka, le 16 août 2018, où ses deux comparses sont tombés sous les balles des forces mixtes.

Cette fois, les gendarmes sont tombés pile, puisque cette bande de kidnappeurs était de nouveau sur le point de fomenter une autre opération.