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Élections communales – La messe est dite à Antsiranana

L’assistance était nombreuse, certains candidats ou leurs partisans sont même restés à l’extérieur de la salle.

La décision du tribunal administratif dans la province du Nord n’a pas changé grand-chose aux résultats provisoires publiés par la CENI. Et il n’y a aucun report électoral.

Comme dans d’autres tribunaux administratifs du pays, celui d’Antsiranana a aussi procédé, vendredi, à la proclamation officielle des résultats définitifs des élections communales et municipales dans la province d’Antsiranana. Plus précisément dans les deux régions SAVA et DIANA où il existe au total 152 communes.

La décision du tribunal administratif d’Antsiranana n’a pas changé grand-chose aux résultats provisoires de la CENI, sauf dans certains bureaux de vote où les opérations électorales ont été annulées. Durant plus de trois heures, les regards des camps politiques antsiranais ont été braqués sur cette juridiction compétente en matière de gestion du contentieux et de proclamation officielle des résultats électoraux.

La salle d’audience était pleine comme un œuf car les résultats des communales ont été prévisibles. La proclamation a été, en effet, précédée par les verdicts sur les requêtes qui se rapportent aux contentieux électoraux. Selon Bezara Michael Jaolaza, commissaire administratif, au total 117 requêtes ont été reçues et 116 ont été jugées durant les cinq audiences des 19, 20, 23, 24, et 27 décembre.

Parmi les plaintes reçues, ont figuré les demandes de disqualification de candidats. Elles sont les plus nombreuses. Certaines ont exigé l’annulation de bureaux de vote et les voix obtenues par les candidats irréguliers. D’autres ont aussi revendiqué une confrontation… En raison des nombreuses exigences légales relatives au dépôt de la plainte, de nombreux cas ont été rejetés. Il y a aussi celles qui ne sont pas étayées par des preuves suffisantes. Sans parler des requêtes des plaignants qui n’ont pas convaincu les membres du tribunal électoral. Néanmoins, huit bureaux de vote ont été annulés.

Réajustement
Cette fois, le tribunal administratif n’a pas procédé à l’annulation de résultats. Seuls quelques redressements ont été effectués dans plusieurs procès-verbaux car ils ont été modifiés en cours de route. Cela signifie que l’instance judiciaire a repris les vrais résultats lors du scrutin.

Il n’y a pas non plus eu de report électoral dans la province d’Antsiranana, même si plusieurs candidats l’ont demandé. Enfin, malgré de nombreuses demandes de disqualification, le tribunal administratif n’a disqualifié aucun candidat, contrairement en 2015 où deux personnes l’ont été.

Concernant les conseillers municipaux, le tribunal a sanctionné des candidats qui, en parallèle, ont été membres de bureau de vote, ce que la loi interdit. Il a ainsi annulé toutes les voix qu’ils ont obtenues sur leurs listes respectives.

En outre, selon Fidèle Ranaivo Mbalo, président du tribunal administratif d’Antsiranana, la loi organique 2018-008 du 11 mars 2018 oblige son département à se soumettre immédiatement au Tribunal de première instance s’il constate des violations pouvant entraîner des sanctions pénales. De ce fait, des dossiers doivent être référés à cette juridiction, concernant les candidats ayant utilisé une fausse identité, ou changé le procès-verbal, ou encore détruit la liste électorale.
« Toutefois, les candidats insatisfaits peuvent procéder à la cassation du jugement s’ils le veulent », affirme-t-il.

Dans la province d’Antsiranana, les résultats proclamés ont montré que les candidats de la plateforme IRK sont en tête de liste. Les indépendants suivent de près leur position.Le parti TIM n’a eu que trois maires et le MMM quatre.