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Viols et Violence basée sur le genre – Trois ministères réquisitionnés

Le  ministre  de  la  Sécurité  publique,  lors  d’une  revue des  troupes,  au  camp  du  FIP,  à  Antanimora,  hier.

Durant le conseil des ministres, mercredi, le président de la République a requis le durcissement de la politique pénale en matière de viol et de violence basée sur le genre. Une prise de responsabilité rigoureuse est requise de la part de trois départements ministériels.

DES sanctions sévères. C’est ce que Andry Rajoelina, président de la République, a requis contre ceux qui sont coupables de viol de ou de violence basée sur le genre. La requête présidentielle a été formulée, mercredi, en conseil des ministres. L’intransigeance voulue par le chef de l’État concerne, surtout, le viol et l’agression sexuelle sur mineur.

Pour appliquer les consignes présidentielles, une prise de responsabilité ferme est requise de la part du ministère de la Justice, de celui de la Sécurité publique, ainsi que du ministère de la Population, de la protection sociale et de la promotion de la femme. Le durcissement de la politique pénale contre le viol et l’agression sexuelle sur mineur a déjà été soulevé par le ministère de la Justice, il y a quelques jours.

Suite aux directives du président, l’application de manière implacable des sanctions les plus sévères contre les « pédophiles », a été réaffirmée, hier. À l’issue d’une réunion avec, entre autres, le premier président de la Cour suprême et le procureur général de la Cour suprême, à son bureau à Faravohitra, hier, Johnny Andriamahefarivo, ministre de la Justice, a annoncé les décisions prises par son département. À l’entendre, la confection d’une loi plus sévère encore est en gestation.

En attendant et « face à l’urgence », la décision prise hier, « s’appliquera immédiatement », ajoute le garde des sceaux. « Tolérance zéro, pas de circonstance atténuante, pas de mise en liberté provisoire, réclamer les peines les plus sévères », sont parmi les consignes données aux Parquets. L’application des peines les plus dures et fermes est, également, recommandée aux tribunaux. Au regard du code pénal, la peine la plus sévère est de quinze ans de travaux forcés.

Branle-bas de combat

« Nous allons également, voir avec l’administration pénitentiaire, comment appliquer de manière effective les travaux forcés », indique le ministre Johnny Andriamahefarivo. Ceci, selon lui, « afin que tout le monde sache », qui sont ces personnes coupables de sévices sexuels sur des enfants. Le nombre de cas de viol sur mineur, surtout, les enfants en bas âge a explosé ces derniers jours. Il ne se passe pas une semaine, sans que des cas d’abus sexuels sur mineur ou d’inceste ne soient rapportés.

Après que Mialy Rajoelina, Première dame, ait dénoncé ces faits atroces, c’est son époux, président de la République, qui a crié haro sur ce fléau en conseil des ministres. Dès le lendemain de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif, c’est également, le branle-bas de combat au ministère de la Sécurité publique. Au cours d’une cérémonie au camp des Forces d’intervention de police (FIP), à Antanimora, le contrôleur général de police Fanomezantsoa Randrianarison, ministre de la Sécurité publique a affirmé ses ordres à ses troupes.

Pour mettre un coup d’arrêt au phénomène des viols sur enfant, la police nationale mise sur la proximité et la sensibilisation. « Dès lundi, des policiers seront déployés auprès des écoles et des quartiers, notamment, réputés sensibles à ces faits pour plus de présence, mais aussi, pour sensibiliser les gens sur leur responsabilité dans la lutte contre ces fais atroces », indique le ministre Fanomezantsoa Randrianarison. À part rassurer, il s’agit donc, surtout, d’encourager les dénonciations.

La lutte contre la violation des droits de l’enfant et la violence basée sur le genre figure parmi les axes stratégiques du ministère de la Sécurité publique. Dans le contexte actuel, « tous les services au sein de la police nationale sont concernés par la lutte », souligne Fanomezantsoa Randrianarison. « Ceux qui constatent des faits douteux peuvent les dénoncer, même auprès des agents de circulation qui en aviseront ensuite les responsables », ajoute-t-il.

Le ministre de la Sécurité publique affirme, néanmoins, que la police nationale « ne doit pas seulement attendre les plaintes. Elle doit agir dès qu’elle dispose de renseignements sur des faits délictueux ». Outre la lutte contre les viols et abus sexuels sur mineur, les mots d’ordre énoncés, hier, à Antanimora, s’appliquent, également, aux autres infractions à la loi.

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