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Santé publique – Les victimes de l’AVC prolifèrent

Le CHU JRA enregistre une hausse des victimes d’Accident vasculaire cérébral (AVC). Parmi elles, il y a des jeunes de moins de 40 ans.

Huit des douze lits du service de Réani­mation médicale et de toxicologie du centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU JRA) sont occupés par des victimes d’Accident vasculaire cérébral (AVC), hier.

Six d’entre eux sont dans un état critique, selon le rapport des responsables du service. Le chef de service, le Dr Rija Ramarolahy, tire la sonnette d’alarme sur la hausse des cas, mais surtout, sur l’accroissement des jeunes, parmi les victimes. « Le nombre de malades augmente de 2 %, tous les mois. Et on rencontre de plus en plus de jeunes. Au mois de septembre, par exemple, sur nos trente patients, quinze avaient moins de 40 ans », souligne le médecin. Au centre hospitalier universitaire Joseph Raseta Befelatanana, en moyenne, deux victimes d’AVC par jour seraient admises dans son service des Urgences. Et plus de quatre cent personnes souffrant de l’AVC auraient été traités dans cet hôpital, en 2018.

Certaines personnes sont prédisposées à souffrir de l’hypertension artérielle. Lorsqu’elle est non traitée ou non surveillée, ou lorsque l’individu dispose d’une malformation des vaisseaux sanguins au niveau du cerveau, le risque de l’AVC serait élevé.

Les facteurs de risque

La négligence des autres facteurs de risque, à savoir le diabète, l’obésité, le problème cardiaque, favorise également l’apparition de cet accident, selon un autre médecin, alors que la plupart des jeunes ne font pas attention à leur état de santé, et encore moins, au traitement de l’hypertension. Les chances de survie pour les jeunes victimes de l’AVC seraient, pourtant minimes. « Les pronostics sont médiocres, lorsque la victime est jeune. Au mois de septembre, par exemple, quatre ou cinq de nos jeunes patients ont perdu la vie », témoigne ce réanimateur anesthésiste.

Les médecins encouragent un contrôle systématique de la tension artérielle, le traitement de l’hypertension artérielle et des autres facteurs de risque de l’AVC. Ils recommandent, par ailleurs, un mode de vie sain et des exercices physiques réguliers.