A la une Magazine

Comparatif – Haval-Korando, à la découverte des SUV made in Asia

Mêmes origines asiatiques, mêmes transmissions 4×2, mais différents styles et différentes performances. La Haval H6 de Great Wall et la Korando de SsangYong ont retenu l’attention de plus d’uns, sur le stand de CT Motors, durant le dernier Salon de l’Auto. Pour la simple raison que les deux machines, respectivement de fabrication chinoise et coréenne, titillent de près les références japonaises désormais. D’où notre choix de réaliser ce comparatif.

Les deux modèles reposent sur des motorisations essence. Des quatre cylindres en ligne turbocompressés plus précisément, associés à des boîtes de vitesses automatiques, exploitables également en mode séquentielle à l’aide de palettes au volant. 2L pour la Haval H6 et 1,5L pour la Korando. Malgré une cylindrée inférieure, la coréenne n’a pas à rougir, puisque son bloc n’accuse qu’une vingtaine de chevaux de retard en termes de puissance pure, soit 187 contre 163. Mais aussi et surtout, elle bénéficie d’un caractère moteur plus attachant. En effet, la SsangYong délivre sa pleine mesure de 280 Nm très tôt, dès les 1500 tr/min. Les relances en sortie de courbes procurent à chaque fois un plaisir délicieusement effrayant. Celui de pouvoir compter sur un moteur coupleux dès les plus bas régimes, mais qui a également de l’allonge. Pour preuve, la vitesse de pointe avoisine les 191 km/h.

Calandre trapézoïdale

Notre préférence s’est portée sur la Korando au niveau motorisation, du fait de son caractère pétillant, alors que les montées en tours semblent plus linéaires sur une Haval H6 plus docile. Concernant le design, le style diffère complètement d’un modèle à l’autre. Et ce, même si l’on retrouve des phares affinés et des rails de toit quasiment identiques. La Haval H6 se veut plus consensuelle avec ses courbes modernes. Elle s’autorise tout de même une signature à part, avec sa calandre trapézoïdale chromée, comblée par cinq transversales. Et elle se démarque aussi par sa double sortie d’échappement. En face, la SsangYong se distingue par deux traits caractéristiques, que sont les nervures latérales bien accentuées. Elle dégage une certaine impression d’aérodynamisme, du fait de ces lignes plus abruptes et plus agressives.

On ne discute pas de goûts et des couleurs, comme on dit. Et bien, le choix s’avère plutôt difficile sur le plan du design. Sachant que les deux SUV peuvent chacun compter sur leurs faire-valoir respectifs, dans deux registres bien différents.

Instrumentation numérique

La découverte des deux SUV se poursuit dans l’habitacle. C’est là que Great Wall a réalisé d’énormes efforts avec un habillage en cuir luxueux, alors que SsangYong propose un habillage en tissus. Le mélange du noir et du marron, pour arriver à un rendu plus classe, plait à coup sûr à bord de la Haval H6. Idem pour le choix d’une planche de bord orientée vers le conducteur, apportant plus de cachet.

Les deux machines sont équipées des écrans tactiles sur la console centrale, sur lesquels sont projetés les images captées par leurs caméras de recul ; ainsi que des volants multifonctions, équipés de palettes pour commander la boîte de vitesses en mode séquentielle. Toutefois, la chinoise sort du lot grâce à deux options électroniques supplémentaires. D’un côté, l’instrumentation de bord entièrement numérique. Et de l’autre, le système de démarrage sans clé « smart key ». Et bien évidemment, elle offre plus d’espace, vu ses dimensions plus imposantes, par rapport à la coréenne. Comme quoi, la Great Wall prend le dessus au niveau de l’habitacle.

La première Haval H6 est sortie en 2011

Great Wall est une jeune marque. Idem pour son Haval H6, dont le premier millésime est apparu en 2011. Elle a été produite pour succéder à la Pegasus. Après cinq ans de succès, une deuxième cuvée a été lancée en 2017. Celle-ci repose sur le même châssis que la précédente version. Par contre, elle a reçu de nombreuses améliorations, notamment en matière de technologie embarquée. De quoi maintenir sa notoriété et poursuivre sa réussite, puisqu’il s’agit du bestseller de la firme chinoise.