Une consécration. Le cacao malgache intègre la prestigieuse "Annexe C" de l'Organisation Internationale du Cacao (ICCO). Un gain de cause obtenu et mérité pour ce produit phare des cultures de rente de la Grande île, reconnu mondialement pour sa qualité. La décision du conseil de l'ICCO est tombée hier en fin de soirée, à l'issue d'une réunion qui s'est tenue à Abidjan, capitale économique de la Côte d'Ivoire. Dans la liste de "révision des pays figurant dans l'annexe C 2010", Madagascar brandit fièrement un label 100% fin, aux côtés de grands pays producteurs de cet or jaune comme le Brésil, la Colombie ou encore le Pérou. Après que la Grande île ait déposé son dossier à l'occasion du panel des experts en cacao fin les 13 et 14 juin derniers, à Antananarivo, ce fut une longue attente. "Le cacao malgache jouit d'une très bonne réputation" avait confié Michel Arrion, directeur exécutif de l'Organisation Internationale du Cacao, lors de son passage à Antananarivo avec ce panel d'experts. L'on avait déjà pu entrevoir certaines qualités qui pouvaient permettre aux fèves malgaches d'avoir cette ultime reconnaissance internationale. Les critères pour intégrer cette liste sont en effet précis mais aussi très sélectifs, à commencer par le prix, avec des cacaos qui peuvent se vendre plus cher sur le marché que leur cours normal. Ensuite vient le palmarès. Les prix gagnés par le cacao malgache mais aussi la tradition et la culture liées à ce produit dans le pays. Le ministère de l'Industrialisation, du commerce et de la consommation, avec le Conseil national du cacao, a évoqué le fait que c'était un défi pour Madagascar de présenter et de défendre les atouts indéniables du cacao malgache devant un panel d'experts. Madagascar possède déjà un label "Cacao fin à 100%" décerné par l'ICCO. Avec l'intégration de la Grande île dans cette annexe C, les opportunités vont se multiplier en termes de rentrées de devises. À se fier aux chiffres du Groupement des acteurs du Cacao de Madagascar (GACM), le volume d'exportation de cacao reste faible, car le pays exporte en moyenne 15 000 tonnes de cacao fin annuellement, ce qui lui a rapporté environ 23 millions de dollars pour l'année 2022. Avec cette intégration dans l'annexe C, Madagascar peut espérer accroître ce volume d'exportation et de surcroît augmenter les rentrées de devises.
Une consécration. Le cacao malgache intègre la prestigieuse "Annexe C" de l'Organisation Internationale du Cacao (ICCO). Un gain de cause obtenu et mérité pour ce produit phare des cultures de rente de la Grande île, reconnu mondialement pour sa qualité. La décision du conseil de l'ICCO est tombée hier en fin de soirée, à l'issue d'une réunion qui s'est tenue à Abidjan, capitale économique de la Côte d'Ivoire. Dans la liste de "révision des pays figurant dans l'annexe C 2010", Madagascar brandit fièrement un label 100% fin, aux côtés de grands pays producteurs de cet or jaune comme le Brésil, la Colombie ou encore le Pérou. Après que la Grande île ait déposé son dossier à l'occasion du panel des experts en cacao fin les 13 et 14 juin derniers, à Antananarivo, ce fut une longue attente. "Le cacao malgache jouit d'une très bonne réputation" avait confié Michel Arrion, directeur exécutif de l'Organisation Internationale du Cacao, lors de son passage à Antananarivo avec ce panel d'experts. L'on avait déjà pu entrevoir certaines qualités qui pouvaient permettre aux fèves malgaches d'avoir cette ultime reconnaissance internationale. Les critères pour intégrer cette liste sont en effet précis mais aussi très sélectifs, à commencer par le prix, avec des cacaos qui peuvent se vendre plus cher sur le marché que leur cours normal. Ensuite vient le palmarès. Les prix gagnés par le cacao malgache mais aussi la tradition et la culture liées à ce produit dans le pays. Le ministère de l'Industrialisation, du commerce et de la consommation, avec le Conseil national du cacao, a évoqué le fait que c'était un défi pour Madagascar de présenter et de défendre les atouts indéniables du cacao malgache devant un panel d'experts. Madagascar possède déjà un label "Cacao fin à 100%" décerné par l'ICCO. Avec l'intégration de la Grande île dans cette annexe C, les opportunités vont se multiplier en termes de rentrées de devises. À se fier aux chiffres du Groupement des acteurs du Cacao de Madagascar (GACM), le volume d'exportation de cacao reste faible, car le pays exporte en moyenne 15 000 tonnes de cacao fin annuellement, ce qui lui a rapporté environ 23 millions de dollars pour l'année 2022. Avec cette intégration dans l'annexe C, Madagascar peut espérer accroître ce volume d'exportation et de surcroît augmenter les rentrées de devises.