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Réouverture des frontières – Opération sauvetage d’Air Madagascar

La  réunion  dirigée  hier  par  le  président  de  la  République à  Ambohitsorohitra.

Une urgence. Les tenants du pouvoir cogitent sur la manière de réunir les conditions optimales pour que la réouverture des frontières soit une réussite autant sur le plan sanitaire qu’économique. Deux volets principaux sont au centre des réflexions et études. Le côté sanitaire mais aussi le secteur de l’aviation qui est crucial pour la reprise du tourisme.

Le cas de la compagnie Air Madagascar a ainsi été à l’affiche d’une réunion au palais d’État d’Ambohitsoro­hitra, hier. D’un côté, il y a eu les ministres chargés des départements concernés par le sujet et des cadres de la présidence de la République. De l’autre, les principaux responsables qui officient au sein de la compagnie aérienne nationale. Rinah Rakoto­manga, ancienne directrice de la communication de la présidence de la République, qui est en poste à l’ambassade à Paris, a même fait le voyage afin de prendre part à la réunion.

Le rendez-vous d’hier a été arbitré par Andry Rajoelina, président de la République. À entendre la déclaration du chef de l’État, il a été question de faire le point sur le plan de relance d’Air Madagascar dans le but, visiblement, d’amorcer une prise de décision. Vraisemblablement, l’État souhaite que la compagnie aérienne nationale joue un rôle majeur dans la reprise du tourisme une fois la réouverture des frontières effective. La tâche ne sera pas facile, pour autant.

Coûts non maîtrisés

Le chef de l’État a souligné que la dette d’Air Mada­gascar s’élève à 72 millions de dollars. Une dette qui remonte à l’époque du partenariat de la compagnie avec Air Austral. Une dette qu’il faudra tout de même payer, de prime abord. Cette situation résulte de la multiplication de coûts non maîtrisés, regrette le Président. Il cite comme exemple les locations d’aéronefs au double de la norme. Un ATR aurait été loué à Air Austral pour 65 000 dollars par mois. Quatre autres loués à la société ELIX auraient coûté jusqu’à 180 000 dollars.

Andry Rajoelina avance, par ailleurs, des principes qui devront accompagner la relance d’Air Madagascar. Il met l’accent sur la qualité, la fiabilité, la régularité et la ponctualité. Outre le remboursement de la dette de la compagnie, la digitalisation des opérations devra, également, être au programme à s’en tenir à la déclaration du chef de l’État. Les discussions sur les préparatifs de la réouverture des frontières se poursuivront durant le Conseil des ministres de ce jour. Il y sera, notamment, question du volet sanitaire.

2 commentaires

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  • Allons Messieurs, un peu de bon sens ! Air-Madagascar n’est pas en état d’être financièrement redressable. Le passif est bien trop élevé et n’apporte que de la méfiance des acteurs aéronautiques internationaux. Aucune plateforme de location d’aéronefs ne voudrait prendre le risque que ses traites ne soient pas honorées. Donc sans vouloir être un donneur de leçon, d’autres alternatives existent comme par exemple garder les vols intérieurs avec le matériel existant pour un effet de rentabilité et donner une bonne image à l’extérieur. Passer l’international par contrat à discuter avec des compagnies de bonnes réputations, et une fois que tout ce système aura pris sa vitesse de croisière et que les dettes seront épongées, envisager une nouvelle compagnie Nationale n’est pas à exclure bien au contraire.

  • alors là, c’est l’hopital qui se fout de l’infirmerie…
    Quelle mémoire!
    Aurait-il oublié sa « location » d’avion de transport militaire pour faire joli au défilé de la fête de l’indépendance aux frais de l’état qui n’a pas encore fini de rembourser ?
    faut arrêter là …