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Port de Toamasina – La Spat reprend le terrain loué par Tiko

Christiant  Eddy  Avelin  veut  récupérer  ses  dix  ans de  factures  impayées.

La SPAT tente de recouvrir les frais et impayés par la société Tiko durant plus d’une dizaine d’années d’activités.

Assainissement. C’est à travers ces termes qu’Eddy Christian Avelin, directeur général de la Société du port à gestion autonome de Toamasina (SPAT) décrit les procédures de saisie et de destruction des infrastructures de Tiko Top et TikoMana dans l’enceinte de la SPAT récemment. « Ces sociétés n’ont pu honorer les locations de terrains ainsi que les frais divers de plusieurs années même avant l’arrêt de leurs activités en 2009. Les années de négociation et de poursuite judiciaire n’ont pu aboutir que maintenant » explique le directeur général de la SPAT.

Une façon pour ce responsable d’argumenter sur le fait que la société de gestion du port n’a entrepris ces procédures de saisie et de destruction que maintenant. Selon un jugement datant d’une dizaine d’années, la société Tiko Top a été condamnée à payer, à la société du port, un montant de plus d’un milliard deux cent millions d’ariary de créances ainsi que plus de deux cent millions d’ariary de dommage. Tandis que Tiko Mana doit plus de huit milliards ariary à la SPAT. « Pour le moment, nous sommes en train d’étudier toutes les possibilités pour récupérer ce qui nous est dû. Nous n’avons juridiction que dans l’enceinte du port et ne pouvons ainsi saisir les propriétés de la société en tort en dehors de notre juridiction » déplore Eddy Christian Avelin. Autrement dit, la SPAT ne peut faire autrement pour récupérer ses droits à part les saisies et les destructions déjà effectuées dans l’enceinte du port de Toamasina.

D’ordre commercial

« Les raisons évoquées pour la prise de ces décisions sont d’ordre commercial. La société Tiko n’est pas la seule dans cette situation. Trois autres sociétés font face à des cas similaires au litige avec la société du port à gestion autonome » rajoute le directeur général de la SPAT. Ce dernier n’a pas précisé ces autres sociétés ni à quel stade de litige la SPAT en est avec elles, il avance malgré tout que les procédures de destruction de certaines infrastructures ont été inscrites dans les clauses du contrat commercial qui liaient la société du port à la société Tiko.

Clause stipulant qu’une fois que le contrat entre les deux parties prenait fin, la SPAT serait en droit de reprendre le terrain dans l’enceinte du port. Ce n’est qu’en 2017 que le tribunal a statué sur la cessation du contrat entre les deux parties et que récemment les infrastructures et le terrain sont revenus en possession de la SPAT. La société du port qui malgré les saisies est encore loin de recouvrir la somme que la société Tiko lui doit. Cette dernière qui n’en est pas à ses débuts en matière de créances dans la mesure où elle est encore sous le coude d’une procédure de recouvrement entamée par la direction général des impôts. La DGI réclame à la société Tiko un montant d’impôts impayés s’élevant à plus de cent soixante dix milliards ariary.

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