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Editorial

Jeu sans ballon

Commentaire bizarre du journaliste burkinabé lors de la retransmission en direct du match Barea-Étalons hier au Maroc. « Les Malgaches n’ont pas de ballon d’entraînement ni de brassard de capitaine. Le Burkina leur a donné quinze ballons et un brassard de capitaine ». Vrai ou pas le commentaire n’a pas échappé aux footeux qui suivaient le match sur Facebook. Si le Burkina a fait un très beau geste, ce genre de situation inadmissible à ce niveau nous place parmi les pays encore attardés. Il faut pour qu’une équipe ait des résultats dignes de ses ambitions, un staff professionnel à tous les niveaux et des dirigeants sérieux. Il faut le dire que c’est loin d’être le cas. Si le staff technique de Depuis n’a rien à se reprocher, l’administration et l’intendance ne sont pas à la hauteur.

Depuis le stade au Luxembourg, l’organisation de test-match, la recherche de sparring-partner, tout s’est fait de manière artisanale et fantaisiste. On annonce d’abord le Burkina Faso pour un match au Maroc, puis on annule pour une question de coût. On se rabat sur le Ghana pour un match en Turquie mais les Black Stars démentent. On revient sur le Burkina Faso avec un coût amoindri qui n’a pas été mentionné. De qui se moque-t-on?

Entre-temps on ressort des polos et des survêtements surannés comme équipements des Barea qui auraient aimé être bien sapés pour avoir le moral au top.

Si tout allait bien au Luxembourg, on a vu que le rendement de l’équipe a relativement baissé au Maroc. Il est vrai qu’il manquait beaucoup de titulaires mais l’ambiance a déteint sur les performances des joueurs.

En 2002 juste avant le Mondial au Japon, les Scorpions jouaient contre les Bafana Bafana à Durban. Lors de la séance de travail, on a présenté des faux-bas troués. Le drapeau malgache était petit et d’une saleté incroyable. Lors du match l’hymne national contenu dans le cd se chantait en quatre versions, instrumentale, a capella, orchestrale. Il durait quinze minutes sous la bronca du public.

De l’amateurisme inqualifiable en somme. Pour jouer dans la cour des grands, il faut écarter les pitres.

Le prochain adversaire des Barea, la Côte d’Ivoire est une équipe composée de professionnels et gérée de manière professionnelle. Le staff technique le sait mieux que quiconque. Il faut en finir avec ce jeu sans ballon pour ne pas finir sans chemise et sans pantalon à la fin du match.

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