Mahajanga - La RM4 sécurise les zones rurales


Un peloton de l’armée s’est déployé dans la province de Mahajanga pendant 20 jours. Trois suspects ont trouvé la mort. Des armes et des munitions ont été, dans la foulée, saisies. L'armée frappe d’une main de fer dans la province de Mahajanga, notamment, à Tsaratanàna. Pour contrecarrer une flambée d’actes de banditisme signalée dans ce district, des militaires de la Région militaire n°4 (RM4), mènent une opération de sécurisation qui s’étend sur 20 jours. Le bilan  fait  état de trois présumés bandits abattus. Un pistolet automatique de marque Mac 50, deux fusils de chasse, 12 cartouches pour fusil de chasse, ainsi que  deux étuis de munitions  pour fusil d’assaut de la Manufacture Sainte Étienne de 1936 (MAS 36) ont été dans la foulée saisis.  En outre, l’armée a mis la main sur  une paire de jumelles ainsi que des gris-gris. Ce déploiement de militaires s’inscrit dans une Marche de manœuvre de sécurisation rurale (MMSR). Entamée le 20 septembre, celle-ci s’est terminée lundi.  « L’opération a été lancée, suite à des doléances émanant  de la population et des autorités locales. Depuis un certain temps, les attaques perpétrées sur les routes, et les vols de zébus  se sont multipliés. Les renseignements en notre possession révèlent qu’ils sont, le plus souvent, commis par des bandits hyper-équipés. Tout ceci est la preuve que des armes circulent et compromettent la sécurité. Il a, de ce fait, fallu mettre au point et mener cette opération », a expliqué  le général de brigade Johnson Andriamanantena, commandant de la RM4. Élargissement Sur la base de renseignements, les éléments de la RM4 sont descendus, entre autres, dans la commune de Sarobaratra, le 05 octobre, où un lot de munitions a été découvert. Trois suspects se sont fait prendre lors  de cette descente. Par ailleurs,  les militaires qui se sont déployés sur les lieux, ont été mis au parfum concernant deux autres malfaiteurs en treillis, armés d’un fusil Mas 36, et qui venaient de décamper. Le peloton s’est alors divisé en deux groupes. Une partie s’est lancée aux trousses des deux fuyards, tandis qu’une autre a remis  à la gendarmerie les trois suspects ayant déjà été arrêtés. De source auprès de l’armée, les trois individus arrêtés auraient  tenté de s’échapper. Les éléments qui les avaient escortés auraient été, du coup, contraints de faire parler la poudre, les tuant sur le coup. «L’opération sera poursuivie dans d’autres  zones rouges du district  de Mahajanga afin de ramener  à la baisse le niveau d’insécurité», a déclaré Johnson Andriamanantena. Affaire à suivre. Seth Andriamarohasina
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